A la demande générale, voici, avec quelques semaines de retard le best of de l'année écoulée. En même temps, quelques semaines de retard, en la matière, c'est pas plus mal, ça permet de découvrir quelques trucs, via d'autres classements, à côté desquels j'aurais pu passer. Avec quand même, par l'intermédiaire de ces classements notamment, la conviction que l'année dernière n'aura pas été un grand cru. C'est pas le vieux con qui parle (façon c'était mieux avant), mais juste l'amateur de musique qui ne peut que constater l'absence de passion pour quoi que ce soit cette année. C'est d'ailleurs pour cette même raison que je vais commencer par le seul truc qui m'a rendu obsessionnel en 2014 (et qui continue à l'être en ce début 2015): Tom Misch.
J'aurais pu mettre l'intégralité de sa production (disponible sur le Web presqu'exclusivement) au rang des meilleurs trucs écouter l'année dernière. Il a fallu d'ailleurs que je me freine pour n'en proposer ici que...5!
Tout d'abord, le single qu'on peut se procurer de manière "régulière" sur Itunes: Memory
Toujours Tom Misch à retrouver sur sa page Soundcloud: Moving faster, l'un des premiers titres que j'ai découvert de lui et pour lequel de fait, je conserve une tendresse particulière.
Parmi les premières choses par lesquelles vous pourrez entendre parler de lui (car je ne veux/peux pas croire qu'on n'entendra pas parler de lui à l'avenir), il y a son EP Out to Sea, sorti en fin d'année, en collaboration avec la chanteuse Carmody et qui débute par ce So close
L'autre talent de Tom Misch, c'est d'être un remixeur génial. On peut l'entendre dans ce remix de Parra for Cuva et leur très bonne reprise de Chris Isaak...
...ou dans le remix de l'espoir de la pop anglaise, Rae Morris, dont le Closer, ici, est mille fois supérieur à l'original.
Donc Tom Misch, Tom Misch, Tom Misch...
Et en fait, c'est pas tout. En faisant la collecte des meilleurs titres de l'année dernière, je me suis aperçu qu'il y avait 4 autres titres d'une autre artiste qui fait que je comprends tout à fait pourquoi cet album arrive en tête des meilleurs de l'année pour les Inrockuptibles: Christine and the Queens. Ah ! Christine...
J'ajoute à cela la reprise de Christophe via Kanye West
Science fiction, parce que La lumière comme dernier geste
et pourquoi pas Saint Claude, et pourquoi pas, au passage un petit remix signé Dim Sum.
Puisque j'en suis aux poids lourds de l'année écoulée, j'aimerais terminer cette première page du Best of par ce qui restera, objectivement à en juger par tous les classements de fin d'année, comme l'un des tout meilleurs (LE meilleur?) album de l'année: celui de The War On Drugs qui s'impose comme une évidence, de la même manière que Red eyes s'impose comme une évidence quand il s'agit pour moi de désigner le meilleur titre de l'album.
lundi 26 janvier 2015
lundi 28 avril 2014
Deux albums et une déception
Je me souviens avoir dit ici que je ne donnais pas cher de la peau de Chet Faker, après sa reprise très applaudie sur le web d'un titre de Blackstreet. Comme quoi, j'avais bien tort puisque deux ans plus tard, Chet Faker est l'auteur d'un des (déjà) meilleurs albums de l'année 2014. Pour ma part, j'ai un gros gros faible pour 1998, qui, ça tombe bien, est le second single issu de l'album.
Au rayon des très bons albums, je ne comprends absolument pas qu'on ne parle pas plus du premier album des londoniens d'Arthur Beatrice. Quoique : je viens en effet de lire une critique qui résume tout le bien que je pense d'eux mais qui, en même temps, pourrait paradoxalement expliquer le peu d'intérêt, et c'est dommage, que cet album suscite : "It's nothing we haven't heard before, (voilà pourquoi) but it's delightfully packaged, making it feel unique in its own way (et voilà pourquoi je les aime)". Vous prendrez bien l'album en entier ? Il est en écoute intégrale sur leur Soundcloud. Et pour les plus feignasses d'entre vous, allez écouter Late, la deuxième chanson de l'album.
Et si je parlais, plutôt que de mes enthousiasmes, et pour une fois, de mes déceptions ? Quand j'ai appris, il y a quelques mois, que Ben Watt, sortait, enfin, un nouvel album solo, j'étais extatique. Parce que Ben Watt, moitié d'Everything But The Girl pour ceux qui ne le sauraient pas, n'avait rien sorti de tel depuis... 30 ans et le magnifique North marine drive, un album où sa voix fragile berçait des chansons un peu tristes. Je vous ferais grâce des chansons de Hendra, le nouvel opus, qui ressemble à un boeuf entre vieux copains musicos avec des guitares électriques et des orgues hammond, bien comme je les aime pas, un album ampoulé, qui aurait mérité plus de dépouillement, comme le prouve les quelques démos qu'on trouve sur l'édition deluxe, seul rappel de ce qu'avait pu être, à un moment Ben Watt. Car en me replongeant dans North marine drive, je me suis rendu compte que je n'avais jamais posté Some things don't matter, une chanson qui porte bien mal son titre en ce qui me concerne puisqu'elle a énormément d'importance pour moi, cette petite chanson que j'ai du écouter un demi milliard de fois.
Au rayon des très bons albums, je ne comprends absolument pas qu'on ne parle pas plus du premier album des londoniens d'Arthur Beatrice. Quoique : je viens en effet de lire une critique qui résume tout le bien que je pense d'eux mais qui, en même temps, pourrait paradoxalement expliquer le peu d'intérêt, et c'est dommage, que cet album suscite : "It's nothing we haven't heard before, (voilà pourquoi) but it's delightfully packaged, making it feel unique in its own way (et voilà pourquoi je les aime)". Vous prendrez bien l'album en entier ? Il est en écoute intégrale sur leur Soundcloud. Et pour les plus feignasses d'entre vous, allez écouter Late, la deuxième chanson de l'album.
Et si je parlais, plutôt que de mes enthousiasmes, et pour une fois, de mes déceptions ? Quand j'ai appris, il y a quelques mois, que Ben Watt, sortait, enfin, un nouvel album solo, j'étais extatique. Parce que Ben Watt, moitié d'Everything But The Girl pour ceux qui ne le sauraient pas, n'avait rien sorti de tel depuis... 30 ans et le magnifique North marine drive, un album où sa voix fragile berçait des chansons un peu tristes. Je vous ferais grâce des chansons de Hendra, le nouvel opus, qui ressemble à un boeuf entre vieux copains musicos avec des guitares électriques et des orgues hammond, bien comme je les aime pas, un album ampoulé, qui aurait mérité plus de dépouillement, comme le prouve les quelques démos qu'on trouve sur l'édition deluxe, seul rappel de ce qu'avait pu être, à un moment Ben Watt. Car en me replongeant dans North marine drive, je me suis rendu compte que je n'avais jamais posté Some things don't matter, une chanson qui porte bien mal son titre en ce qui me concerne puisqu'elle a énormément d'importance pour moi, cette petite chanson que j'ai du écouter un demi milliard de fois.
lundi 21 avril 2014
Lundi de pack
J'ai entendu un mot ces derniers jours à la radio un nouveau mot, un acronyme pour être précis, qui vient d'être créer pour désigner ceux qui ont peur de rater quelque chose sur le Net : les FOMO (pour Fear Of Missing Out). Cette peur plonge ceux qui en sont atteints dans la plus profonde anxiété. J'ai un peu aussi parfois l'impression de l'être quand je suis à la recherche du dernier truc ou the next big thing, ce qui, peu ou prou, revient au même. Histoire que vous ne soyez pas dans le même état, voyez comme je me soucie de vous, voici mes dernières découvertes sur la toile qui se sont accrochées à la mienne (c'est mon côté SpiderMan).
D'ailleurs, je n'avais pas plus tôt fini d'écrire cette phrase que je me suis rendu compte que j'avais un truc en stock autour de l'homme araignée. J'ai découvert The Neighbourhood il y a deux ans via Sweater weather, qui a été numéro 1 aux Etats Unis (du moins du côté des tops Alternative) l'année dernière. Je trouve ça assez mérité vu qu'ils font une bonne musique pop rock, parfaitement honnête, ce qui me permet d'introduire Honest, nouveau single sur la BO de Spiderman donc et surement, je prends pas de risques, nouveau tube à venir.
Je vais rester dans les trucs honnêtes (je monterais en intensité plus tard) avec Saux, un DJ hollandais qui s'est associé avec une chanteuse Finlandaise pour un Rnb downtempo dépouillé au son un peu cracra, qui rend la chose intéressante, tout comme le download gratuit sur Soundcloud.
Sorti il y a 7 jours, le Wild life de Vacationer est déjà n°1 au classement Hypem des morceaux les plus appréciés sur les blogs musicaux. C'est dire l'engouement pour ce petit morceau ensoleillé et souriant comme le printemps.
Parfois il est des gens dont tout le monde s'engoue - qui, je le remarque au passage est un verbe qu'on utilise jamais, alors qu'on passe finalement son temps, moi le premier, à le faire, mais bref passons - et qui glisse sur moi comme l'eau sur un canard. Par exemple, la Danoise Mø, avec une barre, hein, dans le O, histoire de bien faire ch... quand il s'agira d'écrire son nom, et qui a sorti en début d'année un album electro dont nombreux se repaissent encore. Je comprends mieux à la faveur d'une relecture de son Don't wanna dance par Goldroom. Mais m'est idée que je dois plus mon nouveau goût pour Mo à ce dernier qu'à cette dernière.
Je pourrais finalement dire la même chose des Anglais de Chvrches dont plus d'un s'est entiché l'année dernière. Seulement voilà, là aussi remix, et QUEL remix, je dis ça parce qu'il faut vraiment rester du début à la fin pour comprendre les lettres en capitales due à cette fabuleuse progression signé Tourist.
Pour mieux comprendre l'apport de Tourist à la chanson de Chvrches, allez écouter l'original (vous avez le droit de vous arrêter avant la fin, c'est plutôt épuisant), puis écoutez n'importe quel titre des rares EP qu'a sorti Tourist, pour l'instant. Ca tombe bien, il en sort un ces jours-ci avec la fabuleuse Lianne La Havas, artiste qui n'a rien à voir avec son univers electro, mais les artistes, comme les contraires, s'attirent sans doute.
Plus léger, mais tout aussi délectable façon plaisir coupable, History de Le P sample une chanson pourtant pas très réussie de Michael Jackson pour en faire un petit truc sans prétention mais assez irrésistible (là encore d'autant plus que le téléchargement est gratuit via Soundcloud)
J'aurais pu enchaîner, façon DJ, sur le remix du Forever de Haim par Giorgio Moroder, sur lequel j'ai bien failli craquer en raison d'un "Viens, viens, viens avec moi/ On peut voir les étoiles/ Et après on va chez moi/ Pour faire l'amour" que papy Moroder a rajouté au Vocoder et qui est pour moi le moment de grâce d'un remix un peu bourrin quand même (mais un peu bourrin, un peu bourré, ça peut passer donc je dis pas que...). Au lieu de ça, j'ai craqué, comme beaucoup, sur la relecture de la chanson des Californiennes par l'Anglais James Bay, sensation folk du moment.
Puisqu'on en est aux choses délicates et fragiles, voici la meilleure chanson de Coldplay depuis longtemps (même si je suis très fan des deux dernières et très impatient d'écouter le nouvel album). Ca s'appelle All I want et, accessoirement, c'est signé Dawn Golden, qui est un musicien de Los Angeles, qui n'a rien à voir avec Coldplay.
Avec un morceau pareil, vous souhaitez évidemment que le monsieur rencontre le succès. Avec le prochain, vous ne le souhaitez pas, vous vous y attendez et pour cause, les Anglais de Glass Animals ont été cherché Paul Epworth, le producteur d'Adele, Florence+the Machine et autre Foster The People (du lourd donc), pour produire Gooey, leur nouveau single aussi contagieux que les échanges salivaires de leur vidéo.
Sur le même ryhtme alangui et électro, j'aime beaucoup l'Ukiyo des Australiens de Hermitude.
Enfin (ou presque, parce que l'enfin, je me le réserve, précisément, pour la fin), entamons une page française avec un point commun aux deux premiers : des morceaux irrésistibles et derrière, euh, bof. Le Present has nothing wrong et son refrain aussi imparable qu'ensoleillé au piano très balearic est ainsi bien au dessus du lot du EP des bordelais de Banquise.
De même donc, je trouve The road (à aller écouter là) bien plus convaincant que tous les autres morceaux réunis de Come out! It's beautiful, l'album d'ALB, originaire de Reims. Je n'en dirais pas (encore?) autant d'Equateur, dont la production est encore trop jeune pour être jugée sur sa globalité et dont j'aime beaucoup The lava, extrait du EP du même nom qui rappelle autant le nü disco, façon Kavinsky sur la BO de Drive, qu'il réveille les fantômes de la vielle new wave des années 80 (peut-être l'accent français à couper au couteau, allez savoir)
Ma vraie bonne surprise tricolore, c'est un artiste qui s'appelle Thomas Barrandon dont je ne saurais trop vous encourager à aller visiter la page Soundcloud, d'autant qu'il y a pas mal de titres qu'on peut y télécharger gratos (je vous conseille Song for space lover, et son petit côté Daft Punk, ou le All the lonely people, where do they all belong? pour l'utilisation incroyable du sample des Beatles). Mais évidemment, le truc auquel fait le plus penser Thomas Barrandon, c'est M83. Mais comme c'est aussi réussi que son modèle, je ne vais vraiment pas me plaindre : jugez en plutôt avec Forever young a lie, extrait de son dernier EP en date.
Voici donc venu l'"enfin", celui qu'après vous aurez plus rien à lire avant quelques temps, et vous vous direz "Merde", mais, bien plus, ouf, vu la longueur de ce billet. Enfin, donc, j'étais en voiture il y a quelques temps, m'enthousiasmant sur un petit air guilleret sacrément malin, quand, au moment de la désannonce, je me demandais si j'avais bien entendu ce que je venais d'entendre. Il s'agissait d'une reprise des très estimés Animal Collective mais je ne connaissais pas l'original (My girls à écouter ici) étant passé à côté de leur album Merryweather il y a 5 ans maintenant. Mais le plus surprenant, c'était les auteurs de cette reprise. Car quand on a enterré un groupe, on ne s'attend pas à le voir revenir un jour. Ou alors, précisément, repris par d'autres. Or, c'est parce qu'ils étaient fréquemment repris ou samplés, que ce groupe-ci que j'ai ADORE dans les années 80, s'est dit "eh si nous rendions la pareille à des groupes, et des chansons d'aujourd'hui?". Preuve qu'ils ont encore, au moins, de l'oreille, ils ont donc livré les mois derniers des versions tout à fait honorables du Ready to start d'Arcade Fire et de And I was a boy from school de Hot Chip. Mais ce n'est qu'à la faveur de la dernière (à mon avis la plus réussie) que j'aurais découvert les deux autres. De quoi attendre, au moins curieux, la sortie d'un nouvel album annoncé cette année pour voir si les (bons) goûts musicaux des messieurs déteindront sur leurs prochaines compositions. Au vu de la nouvelle, ça méritait bien les mots de la fin : je vous annonce donc la résurrection de Tears for Fears.
D'ailleurs, je n'avais pas plus tôt fini d'écrire cette phrase que je me suis rendu compte que j'avais un truc en stock autour de l'homme araignée. J'ai découvert The Neighbourhood il y a deux ans via Sweater weather, qui a été numéro 1 aux Etats Unis (du moins du côté des tops Alternative) l'année dernière. Je trouve ça assez mérité vu qu'ils font une bonne musique pop rock, parfaitement honnête, ce qui me permet d'introduire Honest, nouveau single sur la BO de Spiderman donc et surement, je prends pas de risques, nouveau tube à venir.
Je vais rester dans les trucs honnêtes (je monterais en intensité plus tard) avec Saux, un DJ hollandais qui s'est associé avec une chanteuse Finlandaise pour un Rnb downtempo dépouillé au son un peu cracra, qui rend la chose intéressante, tout comme le download gratuit sur Soundcloud.
Sorti il y a 7 jours, le Wild life de Vacationer est déjà n°1 au classement Hypem des morceaux les plus appréciés sur les blogs musicaux. C'est dire l'engouement pour ce petit morceau ensoleillé et souriant comme le printemps.
Parfois il est des gens dont tout le monde s'engoue - qui, je le remarque au passage est un verbe qu'on utilise jamais, alors qu'on passe finalement son temps, moi le premier, à le faire, mais bref passons - et qui glisse sur moi comme l'eau sur un canard. Par exemple, la Danoise Mø, avec une barre, hein, dans le O, histoire de bien faire ch... quand il s'agira d'écrire son nom, et qui a sorti en début d'année un album electro dont nombreux se repaissent encore. Je comprends mieux à la faveur d'une relecture de son Don't wanna dance par Goldroom. Mais m'est idée que je dois plus mon nouveau goût pour Mo à ce dernier qu'à cette dernière.
Je pourrais finalement dire la même chose des Anglais de Chvrches dont plus d'un s'est entiché l'année dernière. Seulement voilà, là aussi remix, et QUEL remix, je dis ça parce qu'il faut vraiment rester du début à la fin pour comprendre les lettres en capitales due à cette fabuleuse progression signé Tourist.
Pour mieux comprendre l'apport de Tourist à la chanson de Chvrches, allez écouter l'original (vous avez le droit de vous arrêter avant la fin, c'est plutôt épuisant), puis écoutez n'importe quel titre des rares EP qu'a sorti Tourist, pour l'instant. Ca tombe bien, il en sort un ces jours-ci avec la fabuleuse Lianne La Havas, artiste qui n'a rien à voir avec son univers electro, mais les artistes, comme les contraires, s'attirent sans doute.
Plus léger, mais tout aussi délectable façon plaisir coupable, History de Le P sample une chanson pourtant pas très réussie de Michael Jackson pour en faire un petit truc sans prétention mais assez irrésistible (là encore d'autant plus que le téléchargement est gratuit via Soundcloud)
J'aurais pu enchaîner, façon DJ, sur le remix du Forever de Haim par Giorgio Moroder, sur lequel j'ai bien failli craquer en raison d'un "Viens, viens, viens avec moi/ On peut voir les étoiles/ Et après on va chez moi/ Pour faire l'amour" que papy Moroder a rajouté au Vocoder et qui est pour moi le moment de grâce d'un remix un peu bourrin quand même (mais un peu bourrin, un peu bourré, ça peut passer donc je dis pas que...). Au lieu de ça, j'ai craqué, comme beaucoup, sur la relecture de la chanson des Californiennes par l'Anglais James Bay, sensation folk du moment.
Puisqu'on en est aux choses délicates et fragiles, voici la meilleure chanson de Coldplay depuis longtemps (même si je suis très fan des deux dernières et très impatient d'écouter le nouvel album). Ca s'appelle All I want et, accessoirement, c'est signé Dawn Golden, qui est un musicien de Los Angeles, qui n'a rien à voir avec Coldplay.
Avec un morceau pareil, vous souhaitez évidemment que le monsieur rencontre le succès. Avec le prochain, vous ne le souhaitez pas, vous vous y attendez et pour cause, les Anglais de Glass Animals ont été cherché Paul Epworth, le producteur d'Adele, Florence+the Machine et autre Foster The People (du lourd donc), pour produire Gooey, leur nouveau single aussi contagieux que les échanges salivaires de leur vidéo.
Sur le même ryhtme alangui et électro, j'aime beaucoup l'Ukiyo des Australiens de Hermitude.
Enfin (ou presque, parce que l'enfin, je me le réserve, précisément, pour la fin), entamons une page française avec un point commun aux deux premiers : des morceaux irrésistibles et derrière, euh, bof. Le Present has nothing wrong et son refrain aussi imparable qu'ensoleillé au piano très balearic est ainsi bien au dessus du lot du EP des bordelais de Banquise.
De même donc, je trouve The road (à aller écouter là) bien plus convaincant que tous les autres morceaux réunis de Come out! It's beautiful, l'album d'ALB, originaire de Reims. Je n'en dirais pas (encore?) autant d'Equateur, dont la production est encore trop jeune pour être jugée sur sa globalité et dont j'aime beaucoup The lava, extrait du EP du même nom qui rappelle autant le nü disco, façon Kavinsky sur la BO de Drive, qu'il réveille les fantômes de la vielle new wave des années 80 (peut-être l'accent français à couper au couteau, allez savoir)
Ma vraie bonne surprise tricolore, c'est un artiste qui s'appelle Thomas Barrandon dont je ne saurais trop vous encourager à aller visiter la page Soundcloud, d'autant qu'il y a pas mal de titres qu'on peut y télécharger gratos (je vous conseille Song for space lover, et son petit côté Daft Punk, ou le All the lonely people, where do they all belong? pour l'utilisation incroyable du sample des Beatles). Mais évidemment, le truc auquel fait le plus penser Thomas Barrandon, c'est M83. Mais comme c'est aussi réussi que son modèle, je ne vais vraiment pas me plaindre : jugez en plutôt avec Forever young a lie, extrait de son dernier EP en date.
Voici donc venu l'"enfin", celui qu'après vous aurez plus rien à lire avant quelques temps, et vous vous direz "Merde", mais, bien plus, ouf, vu la longueur de ce billet. Enfin, donc, j'étais en voiture il y a quelques temps, m'enthousiasmant sur un petit air guilleret sacrément malin, quand, au moment de la désannonce, je me demandais si j'avais bien entendu ce que je venais d'entendre. Il s'agissait d'une reprise des très estimés Animal Collective mais je ne connaissais pas l'original (My girls à écouter ici) étant passé à côté de leur album Merryweather il y a 5 ans maintenant. Mais le plus surprenant, c'était les auteurs de cette reprise. Car quand on a enterré un groupe, on ne s'attend pas à le voir revenir un jour. Ou alors, précisément, repris par d'autres. Or, c'est parce qu'ils étaient fréquemment repris ou samplés, que ce groupe-ci que j'ai ADORE dans les années 80, s'est dit "eh si nous rendions la pareille à des groupes, et des chansons d'aujourd'hui?". Preuve qu'ils ont encore, au moins, de l'oreille, ils ont donc livré les mois derniers des versions tout à fait honorables du Ready to start d'Arcade Fire et de And I was a boy from school de Hot Chip. Mais ce n'est qu'à la faveur de la dernière (à mon avis la plus réussie) que j'aurais découvert les deux autres. De quoi attendre, au moins curieux, la sortie d'un nouvel album annoncé cette année pour voir si les (bons) goûts musicaux des messieurs déteindront sur leurs prochaines compositions. Au vu de la nouvelle, ça méritait bien les mots de la fin : je vous annonce donc la résurrection de Tears for Fears.
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dimanche 9 mars 2014
Collection printemps été
Un peu de soleil et hop, on a envie de changer la play list. Ou de changer de tenue, ce qui revient au même pour les deux excellents remixes de Pharell Williams qui suivent, l'un signé Neus et l'autre, Robots with Ray Guns (qu'on peut télécharger, pour ce dernier, gratos) qui rendent, évidemment, Happy.
Tant qu'à changer de saison, autant en profiter pour danser un peu avec une reprise du You think you're a man de Divine (pour ceux qui ne se souviendrait ni de l'original, ni du personnage, un visionnage Youtube s'impose) par Emmanuelle Seigner remixée par Yuksek et le remix comme toujours génial par Soulwax du Love letters de Metronomy.
Il s'appelle Darius et pourrait être la réponse française à Disclosure. Tout son EP Romance est encensé, à raison, sur la toile et comme il est un Espoir, c'est précisément le titre que j'ai choisi.
Il est français aussi mais n'est plus du tout un espoir ; ça fait bien longtemps, du moins à mes oreilles, que M83 a confirmé. Sauf qu'après leur dernier ENORME album, M83 s'était un peu pris les pieds dans le tapis de quelques bandes sons sans grand intérêt. Alors quand j'ai vu surgir un nouveau titre extrait... d'une bande originale de film, j'ai eu peur. Ouf! je retrouve tout ce que j'aimais chez M83. Vivement un vrai nouvel album.
Mother est un groupe de Brooklyn. Leur Easy ne ressemble à rien et c'est ce qui est très intéressant. Mais on peut aussi être très intéressant en ressemblant à quelqu'un, en l'occurence James Blake à qui me fait irrésistiblement penser Nick Hakim et son Pour another.
Il est probable, si vous ne déchiffrez pas l'acronyme ATSW, que vous ne reconnaissiez la chanson qu'ont repris Basecamp, curieusement originaires de Nashville, qu'au moment du refrain. Ca vaut un like sur Facebook mais ça vaut le coup.
Tant qu'à changer de saison, autant en profiter pour danser un peu avec une reprise du You think you're a man de Divine (pour ceux qui ne se souviendrait ni de l'original, ni du personnage, un visionnage Youtube s'impose) par Emmanuelle Seigner remixée par Yuksek et le remix comme toujours génial par Soulwax du Love letters de Metronomy.
Il s'appelle Darius et pourrait être la réponse française à Disclosure. Tout son EP Romance est encensé, à raison, sur la toile et comme il est un Espoir, c'est précisément le titre que j'ai choisi.
Il est français aussi mais n'est plus du tout un espoir ; ça fait bien longtemps, du moins à mes oreilles, que M83 a confirmé. Sauf qu'après leur dernier ENORME album, M83 s'était un peu pris les pieds dans le tapis de quelques bandes sons sans grand intérêt. Alors quand j'ai vu surgir un nouveau titre extrait... d'une bande originale de film, j'ai eu peur. Ouf! je retrouve tout ce que j'aimais chez M83. Vivement un vrai nouvel album.
Mother est un groupe de Brooklyn. Leur Easy ne ressemble à rien et c'est ce qui est très intéressant. Mais on peut aussi être très intéressant en ressemblant à quelqu'un, en l'occurence James Blake à qui me fait irrésistiblement penser Nick Hakim et son Pour another.
Il est probable, si vous ne déchiffrez pas l'acronyme ATSW, que vous ne reconnaissiez la chanson qu'ont repris Basecamp, curieusement originaires de Nashville, qu'au moment du refrain. Ca vaut un like sur Facebook mais ça vaut le coup.
dimanche 12 janvier 2014
A day in the life
J'avais tellement de trucs à poster aujourd'hui que je m'interrogeais sur la manière de les relier. Evidemment il n'y en a pas si ce n'est de dire que tous ces titres se sont retrouvés dans ma vie, à ce moment de ma vie, dimanche 12 janvier 2014 donc.
Hier soir débutait The Voice sur TF1. J'ai déjà dit comme j'étais réticent sur le principe même de l'émission et malgré tous les commentaires des laiderons qui trouvent que là, au moins, on ne les jugera que sur la voix. On sait que les laiderons sont tous éliminés au second tour ou presque. Ce n'est d'ailleurs même pas une question de beauté mais bien plus de présence et la présence ne se juge pas qu'à la voix. Bref. Ceci étant dit, j'étais quand même curieux de voir Mika dans l'émission de TF1 d'autant que j'étais un peu revenu sur mon jugement concernant l'émission en en regardant la version américaine. Mais la classe américaine, c'est pas Jenifer, Garou et encore moins Florent Pagny. Et puis la France n'est pas les Etats Unis et ne possède pas, en conséquence, un vivier tel d'artistes qu'on peut enchaîner saison après saison. Preuve en est le recyclage dans l'émission vue hier soir de candidats venus d'autres émission comme Marina d'Amico, finaliste il y a trois ans du X Factor français. Mais ce n'est pas pour parler de Marina d'Amico que je me suis emparé de mon clavier quoiqu'elle m'amène à mon premier sujet. Bien qu'ayant apprécié la version US de The Voice, je suis assez déçu par son résultat où une chanteuse à la voix puissante mais convenue a été préférée à l'impressionnante Jacquie Lee, 16 ans, déjà tout d'une grande, comme on dit. La vraie bonne surprise de la télé réalité musicale pour moi est donc venue des concurrents, le X Factor US donc. Car là, le public a désigné ceux qui devaient gagner (on peut arguer que c'est peut-être faute de concurrents valables, mais bon...) : Alex and Sierra. Alex et Sierra sont un petit couple mignon qui pue l'amour : ça dégouline quand ils se regardent, quand ils se tiennent la main et, surtout, quand ils chantent. A force de reprises malines et décalées (je vous conseille celle de Best song ever de One Direction ou de Trouble de Taylor Swift), ils ont fini par faire craquer tout le monde. On leur assure un futur à la Sonny & Cher. Evidemment on sait tous comment ça finit, les petits couples qui se rencontrent à 21 ans. Un jour, Alex ou Sierra rencontreront quelqu'un d'autre, ça virera à l'aigre et on aura deux artistes solos nettement moins intéressants. Mais pour le moment, on en est à "Et ils vécurent heureux" et eurent plein de tubes. Du coup, quand ils chantent Gravity, ça fait chavirer tout le monde. Regardez dans la vidéo qui suit les réactions du jury, et surtout féminin, en larmes. Et puis c'est toujours beau (c'est là dessus que marchent ces émissions) de voir éclore de nouveaux talents.
Bon, après cette courte introduction de trois pages, passons à des choses plus sérieuses. Je ne sais plus pourquoi je me suis retrouvé sur la page du Top40 anglais. Sans doute pour me demander où en était l'état du pays qui pour moi était il y a longtemps synonyme de bonne musique. Il y a longtemps, je confirme puisque l'état du Top 40 me fait peur. Il me faisait peur sans le voir d'ailleurs puisque j'avais appris que Lily Allen avait atteint la très convoitée première place des Charts de Noël via sa reprise insupportable du Somewhere only we know de Keane. J'aime bien Lily Allen mais il y a un moment dans la chanson de Keane où il faut savoir monter très haut. C'est précisément le moment où Lily Allen montre ses limites en tant qu'interprète. Du coup je n'avais pas eu trop envie d'écouter son réel nouveau titre (Somewhere only we know ayant été enregistré pour les besoins d'une pub). Et puis finalement, j'ai jeté une oreille et un oeil à Hard out here, me demandant ce qui avait entamé une polémique. Polémique absurde puisqu'on a taxé Allen de racisme (les danseuses black sont moins habillées que les blanches!) alors qu'on aurait mieux fait de retenir le courage d'une chanson qui s'en prend de front au sexisme un peu trop monnaie courante dans la pop d'aujourd'hui. Et se montrer aussi gironde dans un clip, moi, je trouve ça assez courageux. La chanson est une petite douceur pop comme elle sait si bien faire. Que les anglais lui aient préféré la reprise de Keane est un truc incompréhensible. Enfin si: vu le nombre de "bitch", "slut" et autres excellents Forget your balls and grow a pair of tits, on a sans doute peu entendu la chanson dans la prude et hypocrite Grande Bretagne (je conseille d'ailleurs le visionnage de la vidéo via le site du Daily Mail qui bippe tous ces gros mots et de voir ce que ça donne sur le refrain ; c'est au choix rigolo, horripilant ou consternant).
Un peu consterné par l'état des charts britanniques, je me suis rabattu sur les charts britanniques indies en me disant que c'était sans doute là que se cachait le meilleur. Plus ou moins en fait. Mais au coeur du classement, je suis tombé sur Ry X, ce qui, vous l'aurez compris, enfin bon, vous allez le comprendre, m'amène à parler James Vincent McMorrow. James Vincent McMorrow est un chanteur Irlandais à la voix fragile qui fait irrésistiblement penser à Bon Iver. Bref, tout pour me plaire et il m'a d'ailleurs beaucoup plu par le passé comme lorsqu'il reprenait le Higher love de Steve Winwood en version forcément minimaliste. Il sort ces jours-ci Post tropical, un album dans les mêmes climats. Mais c'est précisément parce qu'il y reste tout le temps de l'album et, surtout, parce qu'il n'a pas de chanson aussi solide qu'Higher love, que je finis par m'y ennuyer même si on peut trouver les morceaux, pris individuellement, plutôt jolis moments comme Glacier.
Or, donc, je tombe sur Ry X, un Australien qui fait peu ou prou le même style de musique à forte charge émotionnelle. Mais là où James Vincent McMorrow finit par m'ennuyer, lui me fascine. Sans doute parce que Berlin, objet de ma fascination, est une chanson plus solide, moins floue que les récentes compositions de l'Irlandais.
Je me permets (après tout, je suis chez moi, hein) de rester dans le même climat planant ou dépressif, selon votre point de vue, pour le prochain morceau qui vous fera, à coup sûr, réviser votre jugement sur ce qu'est une bonne chanson. Prenons donc What is love d'Hattaway, insupportable scie de 1993 dont je me permets ici de vous rappeler l'original pour bien resituer ce qui suit. Plus de vingt ans plus tard, un duo Hollandais Tears and Marble reprend la chose, ralentit le rythme et ça donne la merveille qui suit. Strange, isn't it ?
C'est beaucoup plus logique pour moi d'aimer le Grimaud de Laurent Voulzy remixé par Walter Sobcek puisque j'ai toujours loué les qualités d'orfèvre pop de Laurent Voulzy. Et si le remix de Walter Sobcek vous permet de le découvrir, je ne vais pas m'en plaindre.
Ce dernier titre est téléchargeable, comme d'ailleurs une grosse partie des mix du Parisien Walter Sobcek, recommandé, sur sa page Soundcloud. D'ailleurs, si l'on cherche bien, il y a plein de choses bien à télécharger sur les pages Soundcloud à condition d'avoir du temps pour aller les chercher. J'en ai en ce moment mais je sais trop bien comme il vient à manquer habituellement. Aussi pour vous épargner du temps, en voici deux trouvés récemment pour enrichir votre discothèque, mon cadeau de bonne année, si vous voulez : le très chillwave Grand tourist de l'Anglais Ultra Combo et l'élégante électro des Parisiens de Bloum avec Faith.
Enfin, c'est tellement évident que Max Frost va toucher le jackpot en 2014 que je me demande pourquoi je vous en parle. La preuve en image avec deux titres de son premier EP (tout y est comme ça).
Hier soir débutait The Voice sur TF1. J'ai déjà dit comme j'étais réticent sur le principe même de l'émission et malgré tous les commentaires des laiderons qui trouvent que là, au moins, on ne les jugera que sur la voix. On sait que les laiderons sont tous éliminés au second tour ou presque. Ce n'est d'ailleurs même pas une question de beauté mais bien plus de présence et la présence ne se juge pas qu'à la voix. Bref. Ceci étant dit, j'étais quand même curieux de voir Mika dans l'émission de TF1 d'autant que j'étais un peu revenu sur mon jugement concernant l'émission en en regardant la version américaine. Mais la classe américaine, c'est pas Jenifer, Garou et encore moins Florent Pagny. Et puis la France n'est pas les Etats Unis et ne possède pas, en conséquence, un vivier tel d'artistes qu'on peut enchaîner saison après saison. Preuve en est le recyclage dans l'émission vue hier soir de candidats venus d'autres émission comme Marina d'Amico, finaliste il y a trois ans du X Factor français. Mais ce n'est pas pour parler de Marina d'Amico que je me suis emparé de mon clavier quoiqu'elle m'amène à mon premier sujet. Bien qu'ayant apprécié la version US de The Voice, je suis assez déçu par son résultat où une chanteuse à la voix puissante mais convenue a été préférée à l'impressionnante Jacquie Lee, 16 ans, déjà tout d'une grande, comme on dit. La vraie bonne surprise de la télé réalité musicale pour moi est donc venue des concurrents, le X Factor US donc. Car là, le public a désigné ceux qui devaient gagner (on peut arguer que c'est peut-être faute de concurrents valables, mais bon...) : Alex and Sierra. Alex et Sierra sont un petit couple mignon qui pue l'amour : ça dégouline quand ils se regardent, quand ils se tiennent la main et, surtout, quand ils chantent. A force de reprises malines et décalées (je vous conseille celle de Best song ever de One Direction ou de Trouble de Taylor Swift), ils ont fini par faire craquer tout le monde. On leur assure un futur à la Sonny & Cher. Evidemment on sait tous comment ça finit, les petits couples qui se rencontrent à 21 ans. Un jour, Alex ou Sierra rencontreront quelqu'un d'autre, ça virera à l'aigre et on aura deux artistes solos nettement moins intéressants. Mais pour le moment, on en est à "Et ils vécurent heureux" et eurent plein de tubes. Du coup, quand ils chantent Gravity, ça fait chavirer tout le monde. Regardez dans la vidéo qui suit les réactions du jury, et surtout féminin, en larmes. Et puis c'est toujours beau (c'est là dessus que marchent ces émissions) de voir éclore de nouveaux talents.
Bon, après cette courte introduction de trois pages, passons à des choses plus sérieuses. Je ne sais plus pourquoi je me suis retrouvé sur la page du Top40 anglais. Sans doute pour me demander où en était l'état du pays qui pour moi était il y a longtemps synonyme de bonne musique. Il y a longtemps, je confirme puisque l'état du Top 40 me fait peur. Il me faisait peur sans le voir d'ailleurs puisque j'avais appris que Lily Allen avait atteint la très convoitée première place des Charts de Noël via sa reprise insupportable du Somewhere only we know de Keane. J'aime bien Lily Allen mais il y a un moment dans la chanson de Keane où il faut savoir monter très haut. C'est précisément le moment où Lily Allen montre ses limites en tant qu'interprète. Du coup je n'avais pas eu trop envie d'écouter son réel nouveau titre (Somewhere only we know ayant été enregistré pour les besoins d'une pub). Et puis finalement, j'ai jeté une oreille et un oeil à Hard out here, me demandant ce qui avait entamé une polémique. Polémique absurde puisqu'on a taxé Allen de racisme (les danseuses black sont moins habillées que les blanches!) alors qu'on aurait mieux fait de retenir le courage d'une chanson qui s'en prend de front au sexisme un peu trop monnaie courante dans la pop d'aujourd'hui. Et se montrer aussi gironde dans un clip, moi, je trouve ça assez courageux. La chanson est une petite douceur pop comme elle sait si bien faire. Que les anglais lui aient préféré la reprise de Keane est un truc incompréhensible. Enfin si: vu le nombre de "bitch", "slut" et autres excellents Forget your balls and grow a pair of tits, on a sans doute peu entendu la chanson dans la prude et hypocrite Grande Bretagne (je conseille d'ailleurs le visionnage de la vidéo via le site du Daily Mail qui bippe tous ces gros mots et de voir ce que ça donne sur le refrain ; c'est au choix rigolo, horripilant ou consternant).
Un peu consterné par l'état des charts britanniques, je me suis rabattu sur les charts britanniques indies en me disant que c'était sans doute là que se cachait le meilleur. Plus ou moins en fait. Mais au coeur du classement, je suis tombé sur Ry X, ce qui, vous l'aurez compris, enfin bon, vous allez le comprendre, m'amène à parler James Vincent McMorrow. James Vincent McMorrow est un chanteur Irlandais à la voix fragile qui fait irrésistiblement penser à Bon Iver. Bref, tout pour me plaire et il m'a d'ailleurs beaucoup plu par le passé comme lorsqu'il reprenait le Higher love de Steve Winwood en version forcément minimaliste. Il sort ces jours-ci Post tropical, un album dans les mêmes climats. Mais c'est précisément parce qu'il y reste tout le temps de l'album et, surtout, parce qu'il n'a pas de chanson aussi solide qu'Higher love, que je finis par m'y ennuyer même si on peut trouver les morceaux, pris individuellement, plutôt jolis moments comme Glacier.
Or, donc, je tombe sur Ry X, un Australien qui fait peu ou prou le même style de musique à forte charge émotionnelle. Mais là où James Vincent McMorrow finit par m'ennuyer, lui me fascine. Sans doute parce que Berlin, objet de ma fascination, est une chanson plus solide, moins floue que les récentes compositions de l'Irlandais.
Je me permets (après tout, je suis chez moi, hein) de rester dans le même climat planant ou dépressif, selon votre point de vue, pour le prochain morceau qui vous fera, à coup sûr, réviser votre jugement sur ce qu'est une bonne chanson. Prenons donc What is love d'Hattaway, insupportable scie de 1993 dont je me permets ici de vous rappeler l'original pour bien resituer ce qui suit. Plus de vingt ans plus tard, un duo Hollandais Tears and Marble reprend la chose, ralentit le rythme et ça donne la merveille qui suit. Strange, isn't it ?
C'est beaucoup plus logique pour moi d'aimer le Grimaud de Laurent Voulzy remixé par Walter Sobcek puisque j'ai toujours loué les qualités d'orfèvre pop de Laurent Voulzy. Et si le remix de Walter Sobcek vous permet de le découvrir, je ne vais pas m'en plaindre.
Ce dernier titre est téléchargeable, comme d'ailleurs une grosse partie des mix du Parisien Walter Sobcek, recommandé, sur sa page Soundcloud. D'ailleurs, si l'on cherche bien, il y a plein de choses bien à télécharger sur les pages Soundcloud à condition d'avoir du temps pour aller les chercher. J'en ai en ce moment mais je sais trop bien comme il vient à manquer habituellement. Aussi pour vous épargner du temps, en voici deux trouvés récemment pour enrichir votre discothèque, mon cadeau de bonne année, si vous voulez : le très chillwave Grand tourist de l'Anglais Ultra Combo et l'élégante électro des Parisiens de Bloum avec Faith.
Enfin, c'est tellement évident que Max Frost va toucher le jackpot en 2014 que je me demande pourquoi je vous en parle. La preuve en image avec deux titres de son premier EP (tout y est comme ça).
jeudi 9 janvier 2014
Vive la France
Tant qu'à être coincé en France, autant en profiter pour écouter quelques titres français, ou du moins produits par des Français puisque le premier morceau de cette liste est en anglais. Je l'ai découvert hier par hasard hier sur une playlist de ma nièce, 11 ans, plus porté sur les tubes de Beyoncé qu'autre chose et que, par conséquent, je crois totalement quand elle me dit que le morceau est (était?) un gros tube en France. A vrai dire, puisque je n'y étais plus, je suis passé totalement à côté de la sortie, en France donc, de l'album d'Hollysiz. Tout juste avais-je entendu dire que le premier album de Cécile Cassel se distinguait du tout venant des autres albums des actrices chanteuses par sa qualité. Je ne sais pas si je goûterais tout l'album mais le single Come back to me, coincé quelque part entre The Gossip et Lilly Wood and the Prick, fait clairement son effet.
Après ce léger prélude, deux plus gros morceaux de la production discographique frenchy des semaines à venir. J'avais adoré le premier album de Cascadeur. Vu l'extrait (hélas très court) dévoilé en duo avec Christophe, ici on ne peut mieux employé, j'attends avec impatience l'album début février.
Planant, non ? Pour ceux qui n'en auraient pas assez, ce que je peux comprendre on peut aller sur Frak Yeah French Music, très joli blog découvert hier, écouter la version intégrale.
Plus planant, il n'y aura qu'un trip loin, très loin dans l'espace. Or, c'est ce que j'ai découvert hier aussi, en deux temps. Premier temps : France Inter diffusait hier le nouveau single de Florent Marchet. S'il y a une chose admirable chez Florent Marchet, c'est sa progression d'album en album : c'est toujours mieux. Il y avait par exemple sur son dernier album un duo sublime avec Jane Birkin dont je ne me lasse pas (et que, pour des raisons sans doute obscures, on est allé glisser sur des images de Lancia Thema, ci-dessous).
Après cette page de publicité donc, le nouveau Florent Marchet entendu hier.
C'est déjà très, très bien et prometteur. Mais, apprenant la sortie de l'album fin janvier (Bambi galaxy, rien que le titre fait très envie), me voici sur le Web à la recherche de cette chanson que je venais d'entendre pour la première fois quand je constate qu'il s'agit, en fait, du deuxième extrait dévoilé de l'album. Le premier, c'est Appolo 21, trip futuro spatial, un truc parlé totalement flippant, totalement barré, indispensable. Oui, vivement l'album.
Après ce léger prélude, deux plus gros morceaux de la production discographique frenchy des semaines à venir. J'avais adoré le premier album de Cascadeur. Vu l'extrait (hélas très court) dévoilé en duo avec Christophe, ici on ne peut mieux employé, j'attends avec impatience l'album début février.
Planant, non ? Pour ceux qui n'en auraient pas assez, ce que je peux comprendre on peut aller sur Frak Yeah French Music, très joli blog découvert hier, écouter la version intégrale.
Plus planant, il n'y aura qu'un trip loin, très loin dans l'espace. Or, c'est ce que j'ai découvert hier aussi, en deux temps. Premier temps : France Inter diffusait hier le nouveau single de Florent Marchet. S'il y a une chose admirable chez Florent Marchet, c'est sa progression d'album en album : c'est toujours mieux. Il y avait par exemple sur son dernier album un duo sublime avec Jane Birkin dont je ne me lasse pas (et que, pour des raisons sans doute obscures, on est allé glisser sur des images de Lancia Thema, ci-dessous).
Après cette page de publicité donc, le nouveau Florent Marchet entendu hier.
C'est déjà très, très bien et prometteur. Mais, apprenant la sortie de l'album fin janvier (Bambi galaxy, rien que le titre fait très envie), me voici sur le Web à la recherche de cette chanson que je venais d'entendre pour la première fois quand je constate qu'il s'agit, en fait, du deuxième extrait dévoilé de l'album. Le premier, c'est Appolo 21, trip futuro spatial, un truc parlé totalement flippant, totalement barré, indispensable. Oui, vivement l'album.
mardi 7 janvier 2014
Best of 2013 (4/4)
Robin Skouteris Get Funky
Je sais, je sais, j'avais dit pas de Get lucky et en fait, c'est déjà la deuxième version que j'en propose, mais le mix du Grec Robin Skouteris est tellement jouissif : succès assuré sur le dancefloor l'année dernière.
Smashing Pumpkins Cherub rock (Virgin Magnetic Material mix)
Encore un remix du génial DJ Israëlien que j'avais déjà épinglé à mon tableau d'honneur l'année dernière. Hélas, Virgin Magnetic Material a viré tous ses remix de sa page Soundcloud où demeure toutefois un long mix de tous ses remixes (vous me suivez) au sein duquel figure entre autre ce morceau. Pour les plus pressés, c'est entre 45'50" et 52'15". Mais sur ce coup là, vous auriez tort de ne pas prendre votre temps.
Stromae Formidable
Il y a des succès qui font plaisir comme celui de Stromae. Il n'y a tellement rien à dire sur Formidable, à part rappeler comme cette chanson porte bien son titre.
Ta-Ku Higher (Flume remix)
On va dire ma (rare) contribution hip hop de l'année. Ce morceau me file une pêche incroyable.
Team Ghost Things are sometimes tragic
Là aussi mais pour d'autres raisons que Stromae, je dirais chanson qui porte bien son nom. Je crois l'avoir expliqué dans ces pages, Team Ghost est le groupe formé par la moitié de ce qui fut le duo M83. Or si on sent bien comme ils veulent se détacher de ce nom qui pourrait leur faire de l'ombre, Team Ghost n'est jamais meilleur, sur son premier album, que lorsqu'ils font... du M83. Comme dans Things are sometimes tragic, convaincant placebo.
Telekinesis Ghosts and creatures
Encore un single qui m'a fait - beaucoup - attendre l'album de son auteur. Au final encore une déception par rapport au choc initial.
Thundercat Heartbreaks + Setbacks
Comme son prédécesseur dans ce classement, un single qui faisait très envie. Et puis bon... Reste une très bonne chanson.
Tomorrow's world Pleurer et chanter
J'imagine qu'on a reproché à Tomorrow's World de faire du Air. En même temps, c'est la moitié de Air. Moi, je n'ai rien reproché du tout et ai plongé tête la première dans Pleurer et chanter.
Emmiliana Torrini Speed of dark
Je me souviens du choc que j'avais eu en découvrant il y a bientôt 15 ans le premier album de l'Islandaise. Je me souviens aussi comme elle avait nié par la suite ce premier album le trouvant surproduit et encombré de synthés. C'est donc en freinant des quatre fers qu'elle a du revenir vers les claviers pour son album très réussi Tookah. Souhaitons qu'elle continue dans cette voix pour le prochain album.
Tricky We don't die
Preuve à la fois qu'un retour peut être gagnant et que l'on va, après les 80's, se tourner de plus en plus vers les 90's car le trip hop de Tricky n'a jamais paru plus pertinent que lors de sa création il y a bientôt 20 ans.
Vampire Weekend Diane Young
Les deux premiers albums, pourtant encensés, ne m'avaient jamais fait craquer. Tout a changé avec Diane Young et sa sauvagerie qui dans le même temps faisaient me demander "qu'est-ce que c'est que ce truc" et me donnaient illico l'envie d'y revenir, qui ne m'a pas quitté depuis.
Vampire Weekend Step
Si les Vampire Weekend ont droit ici à une seconde chanson et qu'ils trustent un peu partout les premières places des classements de fin d'année, c'est parce que leur album Modern vampires of the city est sans conteste l'un des (le?) plus réussis de l'année dernière. Mention spéciale pour cette sucrerie aux faux airs d'Aphrodite Childs mais sans Demis Roussos.
Villagers Nothing arrived
Je trouve qu'on oublie toujours en fin d'année, et cette année ne fait pas exception, les disques sortis en janvier. Sans doute parce qu'ils arrivent rincés, usés, moins frais en fin d'année. Mais il faudrait se rappeler le choc initial comme lorsque j'ai découvert Awayland, le bon album des Villagers où se distinguent le Nothing arrived, qui n'est pas sans m'évoquer les Waterboys.
Jesse Ware Imagine it was us
J'étais passé totalement à côté de Jesse Ware l'année dernière. Son premier album, pourtant acclamé, ne me fait d'ailleurs toujours rien. Pourtant j'y suis retourné plus d'une fois ; la faute à ce Imagine it was us qui est peut-être le morceau dance que j'ai le plus apprécié l'an dernier. Pour moi, déjà un classique.
Wave Machines Ill fit
Totalement à l'image de 2013, un honnête album, Pollen, porté par un bon single, Ill fit donc.
Woodkid I love you
Evidemment The Golden Age, l'album de Woodkid, n'a pas été à la hauteur des espérances soulevées par Iron, son premier single. En même temps, je les comprends tous ces jeunes qui arrivent sur le marché de la musique : un peu comme d'autres qui arrivent sur le marché du travail, vous voulez frapper un grand coup, qu'on se rappelle de votre CV. Et vous balancez une bombe avant des choses plus nuancées. C'est aussi comme ça qu'on grille ses cartouches. Mais bon, ne boudons pas notre plaisir, I love you reste un très joli morceau.
Young Dreams Fog of war
La filière scandinave : le groupe Norvégien n'échappe pas à l'adage 2013. Un album honnête porté par un brillant single au refrain imparable.
Yuna I wanna know (Belarbi remix)
Yuna a sorti un joli album l'année dernière. Ne lui manque plus qu'à trouver un producteur doué pour mettre en avant son travail comme l'a fait le Parisien Belarbi en remixant brillament l'un de ses titres et faisant du coup passer Yuna du dispensable à l'indispensable.
Zazie Temps plus vieux
Je sais que tout le monde ne goûte pas à sa plume jeu de mots (voir le titre) mais ce qui m'intéresse avant tout (même si j'aime aussi l'auteur) c'est l'écrin électro dans lequel Zazie a livré son dernier album, son meilleur depuis un bail. La voix, qui se voile un peu, est plus fragile mais aussi plus émouvante surtout sur Temps plus vieux, une chanson qui me parle, l'âge sans doute.
!!! Even when the water's cold
Je ne l'ai pas voulu mais avouez que c'est pas mal de terminer par trois points d'exclamation, Chk Chk Chk, pour ceux qui veulent un nom plus prononçable (quoique...). Pour le coup, l'un des albums les plus sous estimés de 2013. Leur seul tort est sans doute d'avoir continué à tracer leur (impeccable) sillon, lorgnant vers la dance dans cet album qui remporte le titre de "meilleur titre de l'année" justement : Thr!!!er.
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