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lundi 21 avril 2014

Lundi de pack

J'ai entendu un mot ces derniers jours à la radio un nouveau mot, un acronyme pour être précis, qui vient d'être créer pour désigner ceux qui ont peur de rater quelque chose sur le Net : les FOMO (pour Fear Of Missing Out). Cette peur plonge ceux qui en sont atteints dans la plus profonde anxiété. J'ai un peu aussi parfois l'impression de l'être quand je suis à la recherche du dernier truc ou the next big thing, ce qui, peu ou prou, revient au même. Histoire que vous ne soyez pas dans le même état, voyez comme je me soucie de vous, voici mes dernières découvertes sur la toile qui se sont accrochées à la mienne (c'est mon côté SpiderMan).
D'ailleurs, je n'avais pas plus tôt fini d'écrire cette phrase que je me suis rendu compte que j'avais un truc en stock autour de l'homme araignée. J'ai découvert The Neighbourhood il y a deux ans via Sweater weather, qui a été numéro 1 aux Etats Unis (du moins du côté des tops Alternative) l'année dernière. Je trouve ça assez mérité vu qu'ils font une bonne musique pop rock, parfaitement honnête, ce qui me permet d'introduire Honest, nouveau single sur la BO de Spiderman donc et surement, je prends pas de risques, nouveau tube à venir.



Je vais rester dans les trucs honnêtes (je monterais en intensité plus tard) avec Saux, un DJ hollandais qui s'est associé avec une chanteuse Finlandaise pour un Rnb downtempo dépouillé au son un peu cracra, qui rend la chose intéressante, tout comme le download gratuit sur Soundcloud.



Sorti il y a 7 jours, le Wild life de Vacationer est déjà n°1 au classement Hypem des morceaux les plus appréciés sur les blogs musicaux. C'est dire l'engouement pour ce petit morceau ensoleillé et souriant comme le printemps.



Parfois il est des gens dont tout le monde s'engoue - qui, je le remarque au passage est un verbe qu'on utilise jamais, alors qu'on passe finalement son temps, moi le premier, à le faire, mais bref passons - et qui glisse sur moi comme l'eau sur un canard. Par exemple, la Danoise , avec une barre, hein, dans le O, histoire de bien faire ch... quand il s'agira d'écrire son nom, et qui a sorti en début d'année un album electro dont nombreux se repaissent encore. Je comprends mieux à la faveur d'une relecture de son Don't wanna dance par Goldroom. Mais m'est idée que je dois plus mon nouveau goût pour Mo à ce dernier qu'à cette dernière.



Je pourrais finalement dire la même chose des Anglais de Chvrches dont plus d'un s'est entiché l'année dernière. Seulement voilà, là aussi remix, et QUEL remix, je dis ça parce qu'il faut vraiment rester du début à la fin pour comprendre les lettres en capitales due à cette fabuleuse progression signé Tourist.



Pour mieux comprendre l'apport de Tourist à la chanson de Chvrches, allez écouter l'original (vous avez le droit de vous arrêter avant la fin, c'est plutôt épuisant), puis écoutez n'importe quel titre des rares EP qu'a sorti Tourist, pour l'instant. Ca tombe bien, il en sort un ces jours-ci avec la fabuleuse Lianne La Havas, artiste qui n'a rien à voir avec son univers electro, mais les artistes, comme les contraires, s'attirent sans doute.



Plus léger, mais tout aussi délectable façon plaisir coupable, History de Le P sample une chanson pourtant pas très réussie de Michael Jackson pour en faire un petit truc sans prétention mais assez irrésistible (là encore d'autant plus que le téléchargement est gratuit via Soundcloud)



J'aurais pu enchaîner, façon DJ, sur le remix du Forever de Haim par Giorgio Moroder, sur lequel j'ai bien failli craquer en raison d'un "Viens, viens, viens avec moi/ On peut voir les étoiles/ Et après on va chez moi/ Pour faire l'amour" que papy Moroder a rajouté au Vocoder et qui est pour moi le moment de grâce d'un remix un peu bourrin quand même (mais un peu bourrin, un peu bourré, ça peut passer donc je dis pas que...). Au lieu de ça, j'ai craqué, comme beaucoup, sur la relecture de la chanson des Californiennes par l'Anglais James Bay, sensation folk du moment.



Puisqu'on en est aux choses délicates et fragiles, voici la meilleure chanson de Coldplay depuis longtemps (même si je suis très fan des deux dernières et très impatient d'écouter le nouvel album). Ca s'appelle All I want et, accessoirement, c'est signé Dawn Golden, qui est un musicien de Los Angeles, qui n'a rien à voir avec Coldplay.



Avec un morceau pareil, vous souhaitez évidemment que le monsieur rencontre le succès. Avec le prochain, vous ne le souhaitez pas, vous vous y attendez et pour cause, les Anglais de Glass Animals ont été cherché Paul Epworth, le producteur d'Adele, Florence+the Machine et autre Foster The People (du lourd donc), pour produire Gooey, leur nouveau single aussi contagieux que les échanges salivaires de leur vidéo.



Sur le même ryhtme alangui et électro, j'aime beaucoup l'Ukiyo des Australiens de Hermitude.



Enfin (ou presque, parce que l'enfin, je me le réserve, précisément, pour la fin), entamons une page française avec un point commun aux deux premiers : des morceaux irrésistibles et derrière, euh, bof. Le Present has nothing wrong et son refrain aussi imparable qu'ensoleillé au piano très balearic est ainsi bien au dessus du lot du EP des bordelais de Banquise.



De même donc, je trouve The road  (à aller écouter là) bien plus convaincant que tous les autres morceaux réunis de Come out! It's beautiful, l'album d'ALB, originaire de Reims. Je n'en dirais pas (encore?) autant d'Equateur, dont la production est encore trop jeune pour être jugée sur sa globalité et dont j'aime beaucoup The lava, extrait du EP du même nom qui rappelle autant le nü disco, façon Kavinsky sur la BO de Drive, qu'il réveille les fantômes de la vielle new wave des années 80 (peut-être l'accent français à couper au couteau, allez savoir)



Ma vraie bonne surprise tricolore, c'est un artiste qui s'appelle Thomas Barrandon dont je ne saurais trop vous encourager à aller visiter la page Soundcloud, d'autant qu'il y a pas mal de titres qu'on peut y télécharger gratos (je vous conseille Song for space lover, et son petit côté Daft Punk, ou le All the lonely people, where do they all belong? pour l'utilisation incroyable du sample des Beatles). Mais évidemment, le truc auquel fait le plus penser Thomas Barrandon, c'est M83. Mais comme c'est aussi réussi que son modèle, je ne vais vraiment pas me plaindre : jugez en plutôt avec Forever young a lie, extrait de son dernier EP en date.



Voici donc venu l'"enfin", celui qu'après vous aurez plus rien à lire avant quelques temps, et vous vous direz "Merde", mais, bien plus, ouf, vu la longueur de ce billet. Enfin, donc, j'étais en voiture il y a quelques temps, m'enthousiasmant sur un petit air guilleret sacrément malin, quand, au moment de la désannonce, je me demandais si j'avais bien entendu ce que je venais d'entendre. Il s'agissait d'une reprise des très estimés Animal Collective mais je ne connaissais pas l'original (My girls à écouter ici) étant passé à côté de leur album Merryweather il y a 5 ans maintenant. Mais le plus surprenant, c'était les auteurs de cette reprise. Car quand on a enterré un groupe, on ne s'attend pas à le voir revenir un jour. Ou alors, précisément, repris par d'autres. Or, c'est parce qu'ils étaient fréquemment repris ou samplés, que ce groupe-ci que j'ai ADORE dans les années 80, s'est dit "eh si nous rendions la pareille à des groupes, et des chansons d'aujourd'hui?". Preuve qu'ils ont encore, au moins, de l'oreille, ils ont donc livré les mois derniers des versions tout à fait honorables du Ready to start d'Arcade Fire et de And I was a boy from school de Hot Chip. Mais ce n'est qu'à la faveur de la dernière (à mon avis la plus réussie) que j'aurais découvert les deux autres. De quoi attendre, au moins curieux, la sortie d'un nouvel album annoncé cette année pour voir si les (bons) goûts musicaux des messieurs déteindront sur leurs prochaines compositions. Au vu de la nouvelle, ça méritait bien les mots de la fin : je vous annonce donc la résurrection de Tears for Fears.
 

samedi 5 janvier 2013

2012 de A à Z (en continuant de M à L)

 Pour le début, on va ici, ici et .

Major Lazer featuring Amber of Dirty Projectors Get free
Major Lazer est le projet reggae du DJ américain Diplo pour lequel il a enrôlé la chanteuse de Dirty Projectors. Reggae, Diplo, Dirty Projectors : autant de choses qui d'habitude me laissent plutôt froid. Mais Get Free, ballade ensoleillée et irrésistible, m'a finalement fait fondre comme un glaçon.



The Magnetic North Rackwick
Déjà abordé ici, l'album de The Magnetic North reste l'un des plus beaux de l'année écoulée. Comme c'est un album concept, difficile de distinguer une chanson plutôt qu'une autre mais Rackwick est un bel échantillon de cet orfèvrerie pop inspirée qu'est Orkney Symphony.



Madness My girl 2
J'ai déjà dit ici tout le bien que je pensais du dernier Madness. Alors oui, y a rien de nouveau, mais My girl 2 est une très bonne chanson, très bien interprétée, très bien arrangée. Le fait qu'elle ouvre un album qui est plein de ce type de chansons suffit à mon bonheur.



The M Machine Faces
The M Machine est un groupe electro de San Francisco qui a été signé sur le label du très en vue Skrillex, qui ne fait pas dans la dentelle. D'ailleurs The M Machine sait aussi taper fort (au sens : on va devenir sourd) quand ils font du dubstep ou de l'electrohouse, étiquette dont qu'ils ont eux même affublé quatre titres de leur EP Metropolis Pt1 sorti l'année dernière (le Part 2 sort l'année prochaine). Les deux restants, en revanche, ont le label "Indie dance". Vu que ce sont les meilleurs, souhaitons que M Machine limite à l'avenir ses activités à cette branche.



Lost Lander Afraid of summer

Il y a des fois où on se demande à quoi ça sert de farfouiller partout sur le Net à la recherche de musique, si ce n'est à perdre son temps. Il y a heureusement d'autres fois où vous tombez sur des artistes comme Lost Lander. Ce groupe de Portland a sorti son premier album l'année dernière, Drrt, passé malheureusement inaperçu. Afraid of summer, single avant coureur et fausse ballade folk, aurait pourtant du les mettre en lumière. Il est toujours temps de se rattraper (le single est à télécharger ici).



Little Dragon Sunshine
Et revoilà des Suédois, déjà mentionnés ici. Moins cérébral et plus direct que n'importe lequel des titres de leur album Ritual Union paru en 2011, j'espère que cette petite perle electropop annonce un album pour le même style cette année. Wait and see. And dance.



Lilly Wood and the Prick Let's not pretend
J'ai aussi parlé récemment ici de l'album de ce duo franco israëlien. Sauf que les morceaux dont je parlais sur cette page ne correspondaient pas à la vidéo que j'avais postée. L'erreur est réparée, ce dont je me félicite puisque, du coup, vous avez désormais trois chansons pour découvrir The Fight, excellent album entre pop, rock et disco, que je ne saurais trop vous recommander.



The Lighthouse and the Whaler Venice
Déjà mentionnée en ces pages, la petite perle pop rock n'a hélas, jusqu'à présent, eu d'écho que sur le Net. Leur album étant sorti à la fin de cette année, même s'il est en ligne depuis bien plus longtemps, on peut encore avoir de l'espoir.



Lescop Slow disco
La sensation française de l'année (déjà mentionnée ici). A force de l'entendre partout, on s'en est peut-être déjà lassé. D'ailleurs tout le problème de Lescop va être de donner une suite à ce galop d'essai certes très réussi mais qui n'est autre qu'un écho de la pop eighties de Daho, tel ce Slow Disco après lequel je vous suggère de réécouter les Promesses de Daho. C'est peut-être ça le problème de Lescop : c'est qu'on finit toujours par préférer l'original à la copie.



Lianne La Havas featuring Willy Mason No room for doubt
Deux voix magnifiques et qui se marient à merveille sur cette chanson pour illustrer un très joli premier album, Is your love big enough ?, où Lianne La Havas n'est jamais meilleure que seule avec sa guitare (ou accompagné de Willy Mason, donc, le temps de cette suave délicatesse déjà postée ici)

dimanche 14 octobre 2012

Feuilles mortes

Dimanche matin d'automne. Il pleut et l'on a qu'une envie : rester à l'intérieur, à bouquiner ou écouter de la musique, voire les deux. De cocooner quoi.  Je pose ça en préambule pour vous expliquer le sujet de mon post du jour. Car comme d'habitude, une foultitude de sujets se sont présentés à moi, ce blog virant un peu à l'obsession, mais bonne obsession, je vous rassure. Me retrouver devant un ordinateur, un dimanche matin, avec un vrai plaisir d'écrire, c'est délicieux. Peu importe donc que j'ai du mal à trouver le sommeil en me demandant si je vais parler de ceci ou cela, en me demandant si je le tournerais de cette façon ou de cette manière... Peu importe car nous sommes dimanche matin, et j'écris. Et comme nous sommes en ce petit dimanche matin d'automne, j'ai finalement trouvé ce qui allait s'imposer comme le sujet du jour, à savoir précisément (du moins aussi précisément que je puisse articuler ma pensée) une musique pour accompagner un instant. Et ce qui constituait à ce moment là, soit il y a quelques minutes, le parfait complément musical à cet instant, je l'ai trouvé en fouillant dans mes récentes acquisitions et en m'arrêtant sur un album sur lequel je suis un peu vite passé. En même temps, c'est une habitude chez moi mais ce qui me surprend ici, c'est que d'autres aussi sont vite passé à autre chose ; je ne dis pas que Lianne La Havas, puisque c'est elle dont il s'agit, n'a pas eu son petit quart d'heure de gloire avec l'album Is your love big enough ? Je me souviens, par exemple, l'avoir souvent vue à la rentrée à la télévision, avec un argumentaire, sans doute mis au point par sa maison de disque et repris par tous les présentateurs des émissions où elle figurait, qui disait que Prince et Stevie Wonder raffolaient de sa musique. Ce que je veux bien croire vu les qualités d'auteur compositrice de cette musicienne émérite. On a même pas mal entendu son titre Age, sur les plateaux télé donc ou à la radio.  Il n'empêche qu'à peine un mois après avoir créé le buzz, on n'entend plus franchement parler d'elle. Je ne vais pas vous dire que l'album de Lianne La Havas est révolutionnaire mais c'est un bon album où la chanteuse n'est jamais aussi bonne qu'accompagnée de sa seule guitare. Et puis il y a cette chanson, au dessus du lot, et qui correspond pleinement à l'idée que je me fais de ce dimanche matin.



Sur les commentaires accompagnant la vidéo de No room for doubt, il semble que plus d'un se plaigne que Lianne ait fait ce duo avec Willy Mason. Moi, c'est ce que j'ai immédiatement adoré dans ce duo, ce qui rend ce duo magique : la voix plaintive de Willy Mason. Une voix qui semble avoir un siècle et c'est d'ailleurs ce que je me suis dit quand j'ai écouté l'album la première fois : que la chanteuse avait du ressortir de la naphtaline un vieux chanteur de jazz ou de rock. En fait, Willy Mason est un jeune chanteur américain d'à peine 27 ans. Dommage que son répertoire n'aille pas creuser dans cette fragilité envoutante pour proposer un rock un peu country, en tout cas très ricain, qui n'est pas forcément ma tasse de thé rappelant plus Bruce Springsteen que Robert Wyatt avec qui je l'avais initialement confondu.
Je ne vous cache pas que j'ai longtemps hésité avant de choisir le morceau de Robert Wyatt que j'allais poster ici. J'aime, par exemple, beaucoup les deux titres qu'il a enregistré avec le groupe electro Ultramarine en 1993 (dont ce Kingdom), les titres auxquels il a prêté sa voix pour la bande originale du Peuple Migrateur de Bruno Coulais, ou le duo qu'il a enregistré avec Ben Watt (d'Everything ButThe Girl) en 1982, Walter and John. L'émotion que me procure sa voix est, je pense, d'autant plus forte maintenant que je connais son histoire ; Robert Wyatt, batteur au sein du célèbre groupe de prog rock Soft Machine (bon, je dis célèbre parce que je me documente, mais je connais pas parce que 1) j'écoute pas de prog rock et 2) Soft Machine, c'était fin des années 60/début 70, soit donc un âge où j'étais en couches culotte) tomba du quatrième étage d'une villa, dans une fête où il était passablement éméché. Suite à l'accident, il s'est retrouvé paralysé dans une chaise roulante, abandonnant la batterie mais continuant à expérimenter dans plein de styles musicaux différents, devenant, au fil du temps, une véritable figure culte underground que plus d'un musicien cite comme une influence quand il ne l'invite pas, donc, à collaborer sur leurs albums (comme, entre autres, Björk et Ryuichy Sakamoto). Après cette petite page d'histoire, revenons à mon histoire et la première fois où j'ai croisé la voix du bonhomme sans même connaître tous ces détails. C'était en 1984 et la Grande Bretagne était alors en pleine vague neo jazzy, une appellation qu'on accolait alors à Sade, The Style Council, Everything But The Girl ou Working Week. Ces derniers, avant de recruter une chanteuse officielle, avaient d'ailleurs emprunté la chanteuse d'Everything But The Girl, Tracey Thorn pour leur premier single, l'introuvable, et c'est dommage, Venceremos (we will win) où, donc, se marie à la voix de Tracey, celle de Robert Wyatt.



Ca gratte parce que c'est du vinyle ; on ne trouve sur Itunes que la version que Working Week enregistra un an plus tard avec, donc, sa chanteuse officielle. Ca le fait forcément moins, Tracey Thorn faisant partie de mon Top 3 personnelle des plus grandes voix féminines (et j'aurais bien le temps de vous dévoiler la troisième un de ces quatre, bande de petits curieux qui avaient compris, en bons lecteurs de ce blog, que Kate Bush en fait aussi partie). C'est d'ailleurs parce qu'elle a cette voix incomparable que, je pense, Ben Watt s'est effacé derrière celle qui est aussi sa compagne à la ville, au sein de leur groupe, Everything But The Girl. Et aussi belle que je trouve la voix de Tracey Thorn, je trouve dommage que Ben Watt n'ait pas d'avantage associé sa voix, là encore, toute en fragilité, au timbre parfait de Tracey. C'est le cas dans le très beau On my mind, un des premiers titres d'Everything But The Girl. Une chanson aussi émouvante que l'est pour moi le fait de les redécouvrir dans cette vidéo où l'un comme l'autre n'avaient pas encore 20 ans.



Cette chanson est aussi une autre chanson parfaite pour dimanche matin d'automne. Et tant qu'on est à remonter le temps, et à regarder tomber les feuilles mortes, j'ajouterais une dernière chanson que j'ai découverte il y a deux ans sur l'album Tumbleweed Connection d'Elton John (1970). J'ai découvert totalement par hasard ce titre alors que j'écoutais des chansons postées sur les blogs tout en travaillant à autre chose. J'ai immédiatement adoré et admets avoir été un peu surpris en découvrant son auteur. Sans détester sa musique, je n'ai jamais été un grand fan d'Elton John. Mais cette chanson avait quelque chose que je n'avais jamais rencontré dans aucune de ses compositions. Et pour cause, cette chanson n'est pas de lui mais de Lesley Duncan (qui la chante d'ailleurs avec lui). Et je pense que si cette chanson avait été postée sur le blog où je l'ai découverte, c'était précisément (ça coïncide au niveau de la période) parce Lesley Duncan venait de mourir. Son histoire est, elle aussi, assez émouvante. Elle fut considérée comme une des premières auteur compositrices britanniques mais ne rencontra jamais le succès qu'à travers les autres, puisque choriste très demandée, on retrouve sa voix notamment sur le Dark side of the moon de Pink Floyd. Puis elle se retira, avec sa famille, sur l'île de Mull en Ecosse, où, jusqu'à sa mort en  2010 des suites d'une longue maladie cérébrovasculaire, elle n'était, pour ses voisins, que la petite dame qui cultivait son jardin. D'où l'étonnement de ces derniers à son enterrement où Elton John envoya des fleurs et David Bowie, un message de condoléances. Etait-elle heureuse, comme elle semblait l'être, à cultiver son jardin ou bien nourrissait-elle des regrets ? Il semble qu'à son chevet, son mari lui ait fait écouter cette chanson, déclarant : "It was as peaceful, I think, as death can be, and a relief after her years of struggle". Aussi paisible que peut l'être la mort donc. Si ça ne vous dérange pas, contentons nous d'un "aussi paisible qu'un dimanche matin d'automne".