J'ai entendu un mot ces derniers jours à la radio un nouveau mot, un acronyme pour être précis, qui vient d'être créer pour désigner ceux qui ont peur de rater quelque chose sur le Net : les FOMO (pour Fear Of Missing Out). Cette peur plonge ceux qui en sont atteints dans la plus profonde anxiété. J'ai un peu aussi parfois l'impression de l'être quand je suis à la recherche du dernier truc ou the next big thing, ce qui, peu ou prou, revient au même. Histoire que vous ne soyez pas dans le même état, voyez comme je me soucie de vous, voici mes dernières découvertes sur la toile qui se sont accrochées à la mienne (c'est mon côté SpiderMan).
D'ailleurs, je n'avais pas plus tôt fini d'écrire cette phrase que je me suis rendu compte que j'avais un truc en stock autour de l'homme araignée. J'ai découvert The Neighbourhood il y a deux ans via Sweater weather, qui a été numéro 1 aux Etats Unis (du moins du côté des tops Alternative) l'année dernière. Je trouve ça assez mérité vu qu'ils font une bonne musique pop rock, parfaitement honnête, ce qui me permet d'introduire Honest, nouveau single sur la BO de Spiderman donc et surement, je prends pas de risques, nouveau tube à venir.
Je vais rester dans les trucs honnêtes (je monterais en intensité plus tard) avec Saux, un DJ hollandais qui s'est associé avec une chanteuse Finlandaise pour un Rnb downtempo dépouillé au son un peu cracra, qui rend la chose intéressante, tout comme le download gratuit sur Soundcloud.
Sorti il y a 7 jours, le Wild life de Vacationer est déjà n°1 au classement Hypem des morceaux les plus appréciés sur les blogs musicaux. C'est dire l'engouement pour ce petit morceau ensoleillé et souriant comme le printemps.
Parfois il est des gens dont tout le monde s'engoue - qui, je le remarque au passage est un verbe qu'on utilise jamais, alors qu'on passe finalement son temps, moi le premier, à le faire, mais bref passons - et qui glisse sur moi comme l'eau sur un canard. Par exemple, la Danoise Mø, avec une barre, hein, dans le O, histoire de bien faire ch... quand il s'agira d'écrire son nom, et qui a sorti en début d'année un album electro dont nombreux se repaissent encore. Je comprends mieux à la faveur d'une relecture de son Don't wanna dance par Goldroom. Mais m'est idée que je dois plus mon nouveau goût pour Mo à ce dernier qu'à cette dernière.
Je pourrais finalement dire la même chose des Anglais de Chvrches dont plus d'un s'est entiché l'année dernière. Seulement voilà, là aussi remix, et QUEL remix, je dis ça parce qu'il faut vraiment rester du début à la fin pour comprendre les lettres en capitales due à cette fabuleuse progression signé Tourist.
Pour mieux comprendre l'apport de Tourist à la chanson de Chvrches, allez écouter l'original (vous avez le droit de vous arrêter avant la fin, c'est plutôt épuisant), puis écoutez n'importe quel titre des rares EP qu'a sorti Tourist, pour l'instant. Ca tombe bien, il en sort un ces jours-ci avec la fabuleuse Lianne La Havas, artiste qui n'a rien à voir avec son univers electro, mais les artistes, comme les contraires, s'attirent sans doute.
Plus léger, mais tout aussi délectable façon plaisir coupable, History de Le P sample une chanson pourtant pas très réussie de Michael Jackson pour en faire un petit truc sans prétention mais assez irrésistible (là encore d'autant plus que le téléchargement est gratuit via Soundcloud)
J'aurais pu enchaîner, façon DJ, sur le remix du Forever de Haim par Giorgio Moroder, sur lequel j'ai bien failli craquer en raison d'un "Viens, viens, viens avec moi/ On peut voir les étoiles/ Et après on va chez moi/ Pour faire l'amour" que papy Moroder a rajouté au Vocoder et qui est pour moi le moment de grâce d'un remix un peu bourrin quand même (mais un peu bourrin, un peu bourré, ça peut passer donc je dis pas que...). Au lieu de ça, j'ai craqué, comme beaucoup, sur la relecture de la chanson des Californiennes par l'Anglais James Bay, sensation folk du moment.
Puisqu'on en est aux choses délicates et fragiles, voici la meilleure chanson de Coldplay depuis longtemps (même si je suis très fan des deux dernières et très impatient d'écouter le nouvel album). Ca s'appelle All I want et, accessoirement, c'est signé Dawn Golden, qui est un musicien de Los Angeles, qui n'a rien à voir avec Coldplay.
Avec un morceau pareil, vous souhaitez évidemment que le monsieur rencontre le succès. Avec le prochain, vous ne le souhaitez pas, vous vous y attendez et pour cause, les Anglais de Glass Animals ont été cherché Paul Epworth, le producteur d'Adele, Florence+the Machine et autre Foster The People (du lourd donc), pour produire Gooey, leur nouveau single aussi contagieux que les échanges salivaires de leur vidéo.
Sur le même ryhtme alangui et électro, j'aime beaucoup l'Ukiyo des Australiens de Hermitude.
Enfin (ou presque, parce que l'enfin, je me le réserve, précisément, pour la fin), entamons une page française avec un point commun aux deux premiers : des morceaux irrésistibles et derrière, euh, bof. Le Present has nothing wrong et son refrain aussi imparable qu'ensoleillé au piano très balearic est ainsi bien au dessus du lot du EP des bordelais de Banquise.
De même donc, je trouve The road (à aller écouter là) bien plus convaincant que tous les autres morceaux réunis de Come out! It's beautiful, l'album d'ALB, originaire de Reims. Je n'en dirais pas (encore?) autant d'Equateur, dont la production est encore trop jeune pour être jugée sur sa globalité et dont j'aime beaucoup The lava, extrait du EP du même nom qui rappelle autant le nü disco, façon Kavinsky sur la BO de Drive, qu'il réveille les fantômes de la vielle new wave des années 80 (peut-être l'accent français à couper au couteau, allez savoir)
Ma vraie bonne surprise tricolore, c'est un artiste qui s'appelle Thomas Barrandon dont je ne saurais trop vous encourager à aller visiter la page Soundcloud, d'autant qu'il y a pas mal de titres qu'on peut y télécharger gratos (je vous conseille Song for space lover, et son petit côté Daft Punk, ou le All the lonely people, where do they all belong? pour l'utilisation incroyable du sample des Beatles). Mais évidemment, le truc auquel fait le plus penser Thomas Barrandon, c'est M83. Mais comme c'est aussi réussi que son modèle, je ne vais vraiment pas me plaindre : jugez en plutôt avec Forever young a lie, extrait de son dernier EP en date.
Voici donc venu l'"enfin", celui qu'après vous aurez plus rien à lire avant quelques temps, et vous vous direz "Merde", mais, bien plus, ouf, vu la longueur de ce billet. Enfin, donc, j'étais en voiture il y a quelques temps, m'enthousiasmant sur un petit air guilleret sacrément malin, quand, au moment de la désannonce, je me demandais si j'avais bien entendu ce que je venais d'entendre. Il s'agissait d'une reprise des très estimés Animal Collective mais je ne connaissais pas l'original (My girls à écouter ici) étant passé à côté de leur album Merryweather il y a 5 ans maintenant. Mais le plus surprenant, c'était les auteurs de cette reprise. Car quand on a enterré un groupe, on ne s'attend pas à le voir revenir un jour. Ou alors, précisément, repris par d'autres. Or, c'est parce qu'ils étaient fréquemment repris ou samplés, que ce groupe-ci que j'ai ADORE dans les années 80, s'est dit "eh si nous rendions la pareille à des groupes, et des chansons d'aujourd'hui?". Preuve qu'ils ont encore, au moins, de l'oreille, ils ont donc livré les mois derniers des versions tout à fait honorables du Ready to start d'Arcade Fire et de And I was a boy from school de Hot Chip. Mais ce n'est qu'à la faveur de la dernière (à mon avis la plus réussie) que j'aurais découvert les deux autres. De quoi attendre, au moins curieux, la sortie d'un nouvel album annoncé cette année pour voir si les (bons) goûts musicaux des messieurs déteindront sur leurs prochaines compositions. Au vu de la nouvelle, ça méritait bien les mots de la fin : je vous annonce donc la résurrection de Tears for Fears.
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lundi 21 avril 2014
Lundi de pack
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mardi 25 septembre 2012
Sweet sixteen
Parler de (écrire sur) Prefab Sprout m'a ramené à l'année 85, année fondatrice dans ma passion de la musique. Est-ce parce que j'ai eu seize ans cette année-là que je considère que c'est l'une des meilleures années qui soient en matière de musique ? Ou bien ai-je eu la de chance d'avoir seize ans cette année-là ? Très franchement, je pencherais pour la première option. Car, après avoir consulté les sorties de cette année-là, je m'interroge clairement sur le caractère "exceptionnel" de cette année. Mettons d'ores et déjà de côté Hounds of Love de Kate Bush, qui, étant (et c'est sans doute amener à le rester) le meilleur album de mon Idole, est le disque que j'emmènerais sur une île déserte si toutefois je ne devais en emmener qu'un (parlez pas de malheur, ça sert à quoi un Ipod, merde!). Après je pense tout de suite au Steve McQueen de Prefab Sprout qui est sans doute, là encore, leur meilleur album. Mais tout ça est un peu convenu ; tout le monde sait que si l'on ne doit retenir qu'un seul album de ces deux artistes, c'est ceux que je viens de citer (quoiqu'on puisse légitimement revendiquer Jordan the Comeback comme le meilleur album des Prefab, mais c'est une autre histoire et comme elle ne sert pas mon propos, on va l'oublier).
Il faut donc parler du reste. Franchement, Songs from the big chair de Tears for Fears n'a-t-il pas vieilli ? Si, bien sûr, et le succès planétaire de Shout et, surtout, d'Everybody wants to rule the world a quelque peu englué le groupe et l'album dans son époque. De toutes façons, j'ai toujours préféré The Hurting à Songs from the big Chair. Et c'est bien parce que j'avais adoré ce premier album de Tears For Fears (rarement vinyle de ma collection n'a connu autant de craquements) The Hurting (qui, à mon avis, reste le meilleur album du groupe) que je m'étais précipité sur le second. Pourtant j'avais adoré Songs from the big chair, principalement, je m'en rends compte pour deux chansons : The working hour ou, plus encore, Listen, qui me fait toujours dresser les poils sur les bras quand je l'écoute aujourd'hui.
Même dans ce succès de masse qu'était à l'époque Tears For Fears, je cherchais le recoin que je pourrais qualifier d'intimité.
Meat is murder n'est, de l'avis général, pas le meilleur album des Smiths. Mais c'est celui que j'aurais le plus écouté et Barbarism begins at all reste dans mes chansons préférées de celles signées Johnny Marr & Morrissey.
A la liste des albums qui ont fait mon année 1985, qui ont constitué la BO de mes seize ans, il y avait aussi Cupid & Psyche de Scritti Politti, A Secret Wish de Propaganda, Filigree and Shadow de This Mortal Coil, divers maxis (oui, pour EP, on disait comme ça à l'époque, voire "twelve inch" si on voulait se la jouer anglais dans le texte) des Cocteau Twins, etc... Mouais, pas bien probant le côté exceptionnel de l'année 1985. A vrai dire, je m'en étais déjà plus ou moins aperçu il y a quelques temps ; redécouvrant un album que je n'avais pas écouté depuis, euh, longtemps, ravi de ce que j'entendais, je mailais immédiatement le morceau à un ami pour lui dire quel plaisir j'avais eu à retrouver ce morceau. Simple nostalgie ? lui demandais-je.
Simple nostalgie, me confirmait-il. Et je suppose que ce qui s'applique à Sapho peut aussi s'appliquer à Anne Pigalle (même si on peut encore admirer le son, signé Trevor Horn, alors au top de sa forme puisque producteur à l'époque de Frankie Goes To Hollywood, Art of Noise ou Propaganda)
De manière objective, on peut donc juger tout cela daté et faire de l'année 1985 une année comme les autres, une année ordinaire. Chose que je ne peux absolument pas faire, la subjectivité l'emportant sur toute impartialité quand il s'agit d'évoquer cette année là. Je prends encore du plaisir à écouter Train de Paris et Hé stranger! et je n'ai même pas honte de le dire. J'ai entendu des choses bien meilleures par la suite mais qui ne se sont pas forcément imprimées dans mes oreilles avec autant de force que ces chansons là. Sans doute, parce que mes oreilles étaient encore assez vierges et que, depuis, tout ce que j'écoute se mesure à l'aune de ces chansons-là, ou, tout du moins, des sensations, des sentiments que m'ont procuré ces chansons-là. Peu m'importe ce que vous pensez de Go away des Strawberry Switchblade et de sa production "so 80's" ; pour moi, ça reste l'une des chansons les plus déchirantes qui soit. Le serait-elle encore si je ne l'avais pas entendu pour la première fois l'année de mes seize ans ?
Il faut donc parler du reste. Franchement, Songs from the big chair de Tears for Fears n'a-t-il pas vieilli ? Si, bien sûr, et le succès planétaire de Shout et, surtout, d'Everybody wants to rule the world a quelque peu englué le groupe et l'album dans son époque. De toutes façons, j'ai toujours préféré The Hurting à Songs from the big Chair. Et c'est bien parce que j'avais adoré ce premier album de Tears For Fears (rarement vinyle de ma collection n'a connu autant de craquements) The Hurting (qui, à mon avis, reste le meilleur album du groupe) que je m'étais précipité sur le second. Pourtant j'avais adoré Songs from the big chair, principalement, je m'en rends compte pour deux chansons : The working hour ou, plus encore, Listen, qui me fait toujours dresser les poils sur les bras quand je l'écoute aujourd'hui.
Même dans ce succès de masse qu'était à l'époque Tears For Fears, je cherchais le recoin que je pourrais qualifier d'intimité.
Meat is murder n'est, de l'avis général, pas le meilleur album des Smiths. Mais c'est celui que j'aurais le plus écouté et Barbarism begins at all reste dans mes chansons préférées de celles signées Johnny Marr & Morrissey.
A la liste des albums qui ont fait mon année 1985, qui ont constitué la BO de mes seize ans, il y avait aussi Cupid & Psyche de Scritti Politti, A Secret Wish de Propaganda, Filigree and Shadow de This Mortal Coil, divers maxis (oui, pour EP, on disait comme ça à l'époque, voire "twelve inch" si on voulait se la jouer anglais dans le texte) des Cocteau Twins, etc... Mouais, pas bien probant le côté exceptionnel de l'année 1985. A vrai dire, je m'en étais déjà plus ou moins aperçu il y a quelques temps ; redécouvrant un album que je n'avais pas écouté depuis, euh, longtemps, ravi de ce que j'entendais, je mailais immédiatement le morceau à un ami pour lui dire quel plaisir j'avais eu à retrouver ce morceau. Simple nostalgie ? lui demandais-je.
Simple nostalgie, me confirmait-il. Et je suppose que ce qui s'applique à Sapho peut aussi s'appliquer à Anne Pigalle (même si on peut encore admirer le son, signé Trevor Horn, alors au top de sa forme puisque producteur à l'époque de Frankie Goes To Hollywood, Art of Noise ou Propaganda)
De manière objective, on peut donc juger tout cela daté et faire de l'année 1985 une année comme les autres, une année ordinaire. Chose que je ne peux absolument pas faire, la subjectivité l'emportant sur toute impartialité quand il s'agit d'évoquer cette année là. Je prends encore du plaisir à écouter Train de Paris et Hé stranger! et je n'ai même pas honte de le dire. J'ai entendu des choses bien meilleures par la suite mais qui ne se sont pas forcément imprimées dans mes oreilles avec autant de force que ces chansons là. Sans doute, parce que mes oreilles étaient encore assez vierges et que, depuis, tout ce que j'écoute se mesure à l'aune de ces chansons-là, ou, tout du moins, des sensations, des sentiments que m'ont procuré ces chansons-là. Peu m'importe ce que vous pensez de Go away des Strawberry Switchblade et de sa production "so 80's" ; pour moi, ça reste l'une des chansons les plus déchirantes qui soit. Le serait-elle encore si je ne l'avais pas entendu pour la première fois l'année de mes seize ans ?
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