lundi 26 janvier 2015

Best of 2014 - volume 5

Les valeurs sures ou des musiciens dont vous avez forcément du entendre parler. Ou alors vous êtes là par hasard.
Metronomy a sorti un bon album avec Love letters, mais qui allait forcément souffrir la comparaison avec son prédécesseur. Mon morceau préféré est aussi le premier single de l'album I am aquarius
 


Passage obligé de l'album 2014, je n'ai rien à redire sur l'album Everyday robots de Damon Albarn. Sauf, peut-être, que celui-ci souffre un peu la comparaison avec ses travaux passés, y compris et surtout l'album pour Bobby Womack. Ca ne l'empêche pas (loin de là) de figurer parmi les meilleurs sortis l'année dernière. Le morceau qui donne son titre à l'album est pour moi le plus réussi.



Lana del Rey, je peux le comprendre, on n'en peut plus. On l'a trop vue, trop entendue. Je suis le premier quand la lecture aléatoire de mon Ipod la désigne par le sort, à la zapper. Alors quoi? Alors l'album Ultraviolence n'en demeure pas loin extrêmement réussi et bien meilleur que le premier à mon avis. En extrait, Guns and roses.



Avec Morning Phase, Beck n'a fait que reproduire un de ses anciens albums qui, lui même, était une ressucée de Gainsbourg et Nick Drake. Mais bon c'est tellement bien fait qu'on ne va quand même pas se plaindre.



Lui aussi, tout le monde l'a entendu cette année et ce titre en particulier. Et malgré ça, je trouve en tout cas, Budapest de George Ezra reste étonnamment frais, raison de sa présence ici.



Avec The Inevitable End, comme son nom l'indique, Royksopp a mis un terme a sa carrière. Sans grand éclat. A moins que l'on considère le EP sorti en collaboration avec Robyn (et qu'on retrouve sur l'album) comme leur vrai feu d'artifice. Do it again en est un.



Je me joins au concert de louanges tombées sur le Canadien Caribou pour son album Our love dont Can't do without you constitue l'un des sommets.



Tout le monde a également applaudi l'album It's a pleasure de Baxter Dury. Et c'est vraiment que c'est un vrai plaisir. Petit plaisir mais plaisir quand même comme la sucrerie Palm trees.



Enfin deux albums dont on a peut être moins parler parce que leur charme, sans doute, n'apparait qu'après plusieurs écoutes que, malheureusement pour eux, on n'accordera pas à des gens qu'on connaît déjà si bien. Roddy Frame, le leader d'Aztec Camera, est ainsi revenu avec l'un de ses meilleurs albums depuis qu'il ne porte plus le nom d'Aztec Camera précisément.



Après écoute, vous me direz rien de nouveau sous le soleil, et vous aurez sans doute raison mais je trouve ça suffisament "bien fait", au sens de travail d'artisan, pour lui consacrer un peu de place dans ce Top100. Et exactement la même chose peut-être dite de Paul Heaton & Jacqui Abbott, qui officiaient auparavant dans les Beautiful South et avant ça, pour le premier, dans les Housemartins. Et c'est précisément un morceau à l'énergie de ces années là que j'ai choisi de mettre ici : The right in me.

Best of 2014 - volume 4

Pas une année sans ses covers et autres remixes.
Découvert sur la BO d'un épisode Grey's Anatomy, qui a pillé son album de reprises (à moins qu'il ne les ait interprétés que pour figurer sur la BO d'un Grey's Anatomy...), Sleeping At Last et la reprise de Nena : 99 redballoons



Extrait d'un album qui, quoique très plaisant, m'est apparu extremement surestimé l'année dernière, la reprise lounge du Johnny and Mary de Todd Terje avec l'apport inestimable des vocaux de Bryan Ferry.



Encore extrait de la BO d'une série (cette fois, The Walking Dead), Lead me home de Jamie N Commons trouve un coup de fouet bienvenu avec le remix de TYR.



Sur le papier, CHVRCHES a tout pour me plaire. Sauf que je n'ai jamais accroché aux chansons du trio anglais. En tout cas avant le remix de Tourist de Lies qui les placent dans mon best of 2014.



Je pourrais dire exactement ce que je viens d'écrire de MO. Cette fois c'est le remix de Goldroom qui emporte mon adhésion à Don't wanna dance.



J'aurais pu poster ici une tripotée de remixes de Happy de Pharell Williams, vu le nombre, réussi ou pas, qu'il a inspiré l'année dernière. Mais le Sad mix de Woodkid remporte aisément la palme.



Alt J ont aussi inspiré une tripotée de remixes, plus ou moins heureux, et c'est cette fois à Golden Pony que j'accorde le titre de meilleurs du lot avec leur version de Hunger of the Pine



Enfin des revenants pour terminer sur cette thématique. Les très surprenants Tears For Fears ont repris le My Girl d'Animal Collective. Grand bien leur en a pris, je ne les avais pas trouvé aussi bons depuis...30 ans!



Et puis la cure de Daft Punk a visiblement fait un bien fou a Giorgio Moroder qui, avant un album très attendu cette année, a livré une version hystérique et disco du Corever de Haim. C'est pas forcément fin (et en conséquence ne se mange pas sans faim) mais si on goûte aux voix vocodorisées, on pourra sauter en coeur, aller avec lui, voir les étoiles et après on ira chez lui pour faire l'amour. Vous comprendrez après avoir écouté ce qui suit.

Best of 2014 - volume 3

Pour le reste du Top 100, un peu de tout. De la chanson française de qualité, comme toujours, serais-je tenté de rajouter, avec Benjamin Biolay, qui, toutefois, fait le minimum syndical pour sa soeur Coralie Clément ce qui donne le joli moment Trois fois rien (un bon résumé de l'album en somme) qu'on peut, par exemple aller écouter sur Itunes. Ben ouais, les gars, on trouve pas forcément tout sur le Web.
Par contre on trouve des choses parfois qui vous filent le frisson via, précisément, Coralie Clément. Cherchant à écouter son nouvel album, je suis tombé sur ses collaborations avec des DJs allemands que je ne connaissais pas Blank & Jones. Et l'année dernière, c'était Surround me with your love qui serait du plus bel effet sur une compilation Café del Mar (une réussie parmi les premières de la collection s'entend.



Je reste dans des atmosphères élégiaques avec L'adulte tiré de L'aventura qui, je pense est l'album le plus réussi de Sébastien Tellier.


Sebastien Tellier - L'adulte (Official Video) from Record Makers on Vimeo.

Chanson toujours et une des (tous leurs précédents titres sont excellents) raisons pour lesquelles j'attends avec impatience cette année le premier album de Paradis (le groupe, pas Vanessa) : Garde le pour toi.



Dans la même catégorie electro pop française qui cartonne à l'étranger (comme Paradis, eux aussi ont été n°1 sur Hypem, les chansons les plus appréciées sur les blogs dans le monde, et avec une chanson en français), Poom avec Les Voiles, soit la version 2014 de Lilicub.



S'il n'avait pas usé jusqu'à la corde ce qui lui reste de crédibilité ces dernières années, on aurait sans doute dit que Magnum, le dernier album de Katerine, était plutôt réussi dans le genre 80's insouciantes. Au lieu de ça tout le monde est passé à côté. Je garde Efféminé.



Toujours chez les Français, l'album très réussi de Cascadeur avec ce sublime instant qu'est Collector chanté par Christophe.



Cocorico encore et enfin (bien qu'il y aura d'autres Français dans le classement mais en anglais dans le texte), avec l'album Piano Ombre de François & the Atlas Mountains encensé depuis des lustres par les Inrocks par exemple mais dont le charme ne m'a été révélé que cette année par l'intermédiaire de La vérité fortement addictive.

Best of 2014 - volume 2

En préparant mon best of cette année, vu le peu d'entrains que 2014 m'avait procuré, je ne me suis pas freiné, comme les années précédentes. Ce qui veut dire que lorsque sur un album qui m'avait vraiment enchanté, il y avait plus d'une chanson qui m'avait emballé (preuve, tout du moins, d'un bon voire très bon album), eh bien je les ai laissé. D'où la page suivante consacrée donc aux multirécidivistes.
Dans l'ordre (parce qu'il en faut bien un) alphabétique, ça donne d'abord Arthur Beatrice. J'étais persuadé au début de l'année quand leur album est sorti, que ce groupe de londoniens allait susciter l'emballement. Ca n'a suscité que le mien. Peut-être trop classique? Mais excellemment exécuté.





L'autre Arthur de l'année, pour moi, c'est Arthur H. Et je suis bien le premier surpris de cette assertion. Entendons nous bien, je n'ai jamais eu aucun mépris pour le fils Higelin, mais je n'ai jamais eu non plus de véritable atome crochu. Et puis, je tombe sur La caissière du super et ce fut un choc. Qu'est-ce que c'est bien! Mieux tout l'album Soleil dedans m'accroche d'où un deuxième titre Oh là haut, dans une reprise live.





Le mouvement Chillwave n'est pas mort, il bouge encore et cette année via Blackbird Blackbird et le très joli album Tangerine Sky dont sont extraits Darlin' Dear & Beasts. Mais bon, comme le groupe (il est tout seul mais on va quand même dire le groupe) ne fait pas dans le détail, voici l'album. Les morceaux dont je parle sont les numéros 4 et 10.



Dans le trio de tête de mes albums français préférés de l'année, il y a le deuxième album de Camelia Jordana, sans doute la meilleure chanteuse que l'on est en France et la preuve, s'il le fallait encore, qu'il faut regarder Nouvelle star. Mention spéciale pour le duo avec Babx, A l'aveuglette, et à Miramar.
 




Au nombre de mes prédictions foireuses, j'avais prédit un grand destin à Dan Croll, déjà présent dans le best of de l'an dernier via From nowhere, une chanson qui reste diablement efficace à mes oreilles. Or, malgré un album, Sweet disarray, qui révèle un sens inné de la pop, euh, rien. Voire de très mauvaises critiques. Ca n'est pas mérité. En voici deux preuves: Only ghost & Must be leaving





Pas d'album, juste un EP mais déjà Fakear s'impose comme l'un des plus talentueux espoirs de l'electro française. La preuve par Life in grey (à télécharger en pluset La lune rousse.




Ozark Henry fait partie de mes chouchous depuis quelques années maintenant. Je trouve la discographie de ce flamand méconnu exemplaire et irréprochable et gorgée de chansons toutes en émotions qui invariablement me filent la chair de poule.Stay Gold ne déroge pas à la règle et vaut à son auteur 3 chansons dans mon best of : Deep, Death and the Maiden & Juguetes del viento.







Découvert cette année sur les blogs du monde entier, l'Australien The Kite String Triangle pourrait faire parler de lui cette année. Mais bon, c'est du conditionnel (cf. mes prévisions foireuses aux lignes précédentes). En attendant, il aura marqué mon année avec Wonder comme avec Stone cold.





Parce que je n'ai peur de rien et surtout pas du ridicule, je prédis aussi une trajectoire grandiose à Vaults, trio londonien qui a tant su m'impressionner en 2014 avec leur single Premonitions que j'en ai oublié que Cry no more datait de 2013. Mais vu le nombre de fois que ce titre a tourné sur mon Ipod, ce ne serait pas un bon reflet de l'année 2014 que de l'oublier. Reste plus à ce qu'ils soient repris par une candidate de The Voice et c'est les nouveaux London Grammar.






Enfin parce que je revendique, au choix, mon mauvais goût, mes gouts de chiotte ou mes goûts de pouffe, voici Yelle qui s'inscrit merveilleusement dans toutes ces catégories. Totalement superflu, léger, rappelant A Caus des Garçons, Yanna Katsoulos et bien d'autres choses totalement anecdotiques des années 80 et, en ce sens, totalement indispensable, Yelle ne réussit pas un aussi bel album que le précédent, Safari Disco Club, mais Complètement fou et Nuit de baise suffisent à mon bonheur.



Best of 2014 - volume 1

A la demande générale, voici, avec quelques semaines de retard le best of de l'année écoulée. En même temps, quelques semaines de retard, en la matière, c'est pas plus mal, ça permet de découvrir quelques trucs, via d'autres classements, à côté desquels j'aurais pu passer. Avec quand même, par l'intermédiaire de ces classements notamment, la conviction que l'année dernière n'aura pas été un grand cru. C'est pas le vieux con qui parle (façon c'était mieux avant), mais juste l'amateur de musique qui ne peut que constater l'absence de passion pour quoi que ce soit cette année. C'est d'ailleurs pour cette même raison que je vais commencer par le seul truc qui m'a rendu obsessionnel en 2014 (et qui continue à l'être en ce début 2015): Tom Misch.
J'aurais pu mettre l'intégralité de sa production (disponible sur le Web presqu'exclusivement) au rang des meilleurs trucs écouter l'année dernière. Il a fallu d'ailleurs que je me freine pour n'en proposer ici que...5!
Tout d'abord, le single qu'on peut se procurer de manière "régulière" sur Itunes: Memory



Toujours Tom Misch à retrouver sur sa page Soundcloud: Moving faster, l'un des premiers titres que j'ai découvert de lui et pour lequel de fait, je conserve une tendresse particulière.



Parmi les premières choses par lesquelles vous pourrez entendre parler de lui (car je ne veux/peux pas croire qu'on n'entendra pas parler de lui à l'avenir), il y a son EP Out to Sea, sorti en fin d'année, en collaboration avec la chanteuse Carmody et qui débute par ce So close



L'autre talent de Tom Misch, c'est d'être un remixeur génial. On peut l'entendre dans ce remix de Parra for Cuva et leur très bonne reprise de Chris Isaak...



...ou dans le remix de l'espoir de la pop anglaise, Rae Morris, dont le Closer, ici, est mille fois supérieur à l'original.



Donc Tom Misch, Tom Misch, Tom Misch...
Et en fait, c'est pas tout. En faisant la collecte des meilleurs titres de l'année dernière, je me suis aperçu qu'il y avait 4 autres titres d'une autre artiste qui fait que je comprends tout à fait pourquoi cet album arrive en tête des meilleurs de l'année pour les Inrockuptibles: Christine and the Queens. Ah ! Christine...

 
J'ajoute à cela la reprise de Christophe via Kanye West



Science fiction, parce que La lumière comme dernier geste



et pourquoi pas Saint Claude, et pourquoi pas, au passage un petit remix signé Dim Sum.



Puisque j'en suis aux poids lourds de l'année écoulée, j'aimerais terminer cette première page du Best of par ce qui restera, objectivement à en juger par tous les classements de fin d'année, comme l'un des tout meilleurs (LE meilleur?) album de l'année: celui de The War On Drugs qui s'impose comme une évidence, de la même manière que Red eyes s'impose comme une évidence quand il s'agit pour moi de désigner le meilleur titre de l'album.


lundi 28 avril 2014

Deux albums et une déception

Je me souviens avoir dit ici que je ne donnais pas cher de la peau de Chet Faker, après sa reprise très applaudie sur le web d'un titre de Blackstreet. Comme quoi, j'avais bien tort puisque deux ans plus tard, Chet Faker est l'auteur d'un des (déjà) meilleurs albums de l'année 2014. Pour ma part, j'ai un gros gros faible pour 1998, qui, ça tombe bien, est le second single issu de l'album.



Au rayon des très bons albums, je ne comprends absolument pas qu'on ne parle pas plus du premier album des londoniens d'Arthur Beatrice. Quoique : je viens en effet de lire une critique qui résume tout le bien que je pense d'eux mais qui, en même temps, pourrait paradoxalement expliquer le peu d'intérêt, et c'est dommage, que cet album suscite : "It's nothing we haven't heard before, (voilà pourquoi) but it's delightfully packaged, making it feel unique in its own way (et voilà pourquoi je les aime)". Vous prendrez bien l'album en entier ? Il est en écoute intégrale sur leur Soundcloud. Et pour les plus feignasses d'entre vous, allez écouter Late, la deuxième chanson de l'album.



Et si je parlais, plutôt que de mes enthousiasmes, et pour une fois, de mes déceptions ? Quand j'ai appris, il y a quelques mois, que Ben Watt, sortait, enfin, un nouvel album solo, j'étais extatique. Parce que Ben Watt, moitié d'Everything But The Girl pour ceux qui ne le sauraient pas, n'avait rien sorti de tel depuis... 30 ans et le magnifique North marine drive, un album où sa voix fragile berçait des chansons un peu tristes. Je vous ferais grâce des chansons de Hendra, le nouvel opus, qui ressemble à un boeuf entre vieux copains musicos avec des guitares électriques et des orgues hammond, bien comme je les aime pas, un album ampoulé, qui aurait mérité plus de dépouillement, comme le prouve les quelques démos qu'on trouve sur l'édition deluxe, seul rappel de ce qu'avait pu être, à un moment Ben Watt. Car en me replongeant dans North marine drive, je me suis rendu compte que je n'avais jamais posté Some things don't matter, une chanson qui porte bien mal son titre en ce qui me concerne puisqu'elle a énormément d'importance pour moi, cette petite chanson que j'ai du écouter un demi milliard de fois.



lundi 21 avril 2014

Lundi de pack

J'ai entendu un mot ces derniers jours à la radio un nouveau mot, un acronyme pour être précis, qui vient d'être créer pour désigner ceux qui ont peur de rater quelque chose sur le Net : les FOMO (pour Fear Of Missing Out). Cette peur plonge ceux qui en sont atteints dans la plus profonde anxiété. J'ai un peu aussi parfois l'impression de l'être quand je suis à la recherche du dernier truc ou the next big thing, ce qui, peu ou prou, revient au même. Histoire que vous ne soyez pas dans le même état, voyez comme je me soucie de vous, voici mes dernières découvertes sur la toile qui se sont accrochées à la mienne (c'est mon côté SpiderMan).
D'ailleurs, je n'avais pas plus tôt fini d'écrire cette phrase que je me suis rendu compte que j'avais un truc en stock autour de l'homme araignée. J'ai découvert The Neighbourhood il y a deux ans via Sweater weather, qui a été numéro 1 aux Etats Unis (du moins du côté des tops Alternative) l'année dernière. Je trouve ça assez mérité vu qu'ils font une bonne musique pop rock, parfaitement honnête, ce qui me permet d'introduire Honest, nouveau single sur la BO de Spiderman donc et surement, je prends pas de risques, nouveau tube à venir.



Je vais rester dans les trucs honnêtes (je monterais en intensité plus tard) avec Saux, un DJ hollandais qui s'est associé avec une chanteuse Finlandaise pour un Rnb downtempo dépouillé au son un peu cracra, qui rend la chose intéressante, tout comme le download gratuit sur Soundcloud.



Sorti il y a 7 jours, le Wild life de Vacationer est déjà n°1 au classement Hypem des morceaux les plus appréciés sur les blogs musicaux. C'est dire l'engouement pour ce petit morceau ensoleillé et souriant comme le printemps.



Parfois il est des gens dont tout le monde s'engoue - qui, je le remarque au passage est un verbe qu'on utilise jamais, alors qu'on passe finalement son temps, moi le premier, à le faire, mais bref passons - et qui glisse sur moi comme l'eau sur un canard. Par exemple, la Danoise , avec une barre, hein, dans le O, histoire de bien faire ch... quand il s'agira d'écrire son nom, et qui a sorti en début d'année un album electro dont nombreux se repaissent encore. Je comprends mieux à la faveur d'une relecture de son Don't wanna dance par Goldroom. Mais m'est idée que je dois plus mon nouveau goût pour Mo à ce dernier qu'à cette dernière.



Je pourrais finalement dire la même chose des Anglais de Chvrches dont plus d'un s'est entiché l'année dernière. Seulement voilà, là aussi remix, et QUEL remix, je dis ça parce qu'il faut vraiment rester du début à la fin pour comprendre les lettres en capitales due à cette fabuleuse progression signé Tourist.



Pour mieux comprendre l'apport de Tourist à la chanson de Chvrches, allez écouter l'original (vous avez le droit de vous arrêter avant la fin, c'est plutôt épuisant), puis écoutez n'importe quel titre des rares EP qu'a sorti Tourist, pour l'instant. Ca tombe bien, il en sort un ces jours-ci avec la fabuleuse Lianne La Havas, artiste qui n'a rien à voir avec son univers electro, mais les artistes, comme les contraires, s'attirent sans doute.



Plus léger, mais tout aussi délectable façon plaisir coupable, History de Le P sample une chanson pourtant pas très réussie de Michael Jackson pour en faire un petit truc sans prétention mais assez irrésistible (là encore d'autant plus que le téléchargement est gratuit via Soundcloud)



J'aurais pu enchaîner, façon DJ, sur le remix du Forever de Haim par Giorgio Moroder, sur lequel j'ai bien failli craquer en raison d'un "Viens, viens, viens avec moi/ On peut voir les étoiles/ Et après on va chez moi/ Pour faire l'amour" que papy Moroder a rajouté au Vocoder et qui est pour moi le moment de grâce d'un remix un peu bourrin quand même (mais un peu bourrin, un peu bourré, ça peut passer donc je dis pas que...). Au lieu de ça, j'ai craqué, comme beaucoup, sur la relecture de la chanson des Californiennes par l'Anglais James Bay, sensation folk du moment.



Puisqu'on en est aux choses délicates et fragiles, voici la meilleure chanson de Coldplay depuis longtemps (même si je suis très fan des deux dernières et très impatient d'écouter le nouvel album). Ca s'appelle All I want et, accessoirement, c'est signé Dawn Golden, qui est un musicien de Los Angeles, qui n'a rien à voir avec Coldplay.



Avec un morceau pareil, vous souhaitez évidemment que le monsieur rencontre le succès. Avec le prochain, vous ne le souhaitez pas, vous vous y attendez et pour cause, les Anglais de Glass Animals ont été cherché Paul Epworth, le producteur d'Adele, Florence+the Machine et autre Foster The People (du lourd donc), pour produire Gooey, leur nouveau single aussi contagieux que les échanges salivaires de leur vidéo.



Sur le même ryhtme alangui et électro, j'aime beaucoup l'Ukiyo des Australiens de Hermitude.



Enfin (ou presque, parce que l'enfin, je me le réserve, précisément, pour la fin), entamons une page française avec un point commun aux deux premiers : des morceaux irrésistibles et derrière, euh, bof. Le Present has nothing wrong et son refrain aussi imparable qu'ensoleillé au piano très balearic est ainsi bien au dessus du lot du EP des bordelais de Banquise.



De même donc, je trouve The road  (à aller écouter là) bien plus convaincant que tous les autres morceaux réunis de Come out! It's beautiful, l'album d'ALB, originaire de Reims. Je n'en dirais pas (encore?) autant d'Equateur, dont la production est encore trop jeune pour être jugée sur sa globalité et dont j'aime beaucoup The lava, extrait du EP du même nom qui rappelle autant le nü disco, façon Kavinsky sur la BO de Drive, qu'il réveille les fantômes de la vielle new wave des années 80 (peut-être l'accent français à couper au couteau, allez savoir)



Ma vraie bonne surprise tricolore, c'est un artiste qui s'appelle Thomas Barrandon dont je ne saurais trop vous encourager à aller visiter la page Soundcloud, d'autant qu'il y a pas mal de titres qu'on peut y télécharger gratos (je vous conseille Song for space lover, et son petit côté Daft Punk, ou le All the lonely people, where do they all belong? pour l'utilisation incroyable du sample des Beatles). Mais évidemment, le truc auquel fait le plus penser Thomas Barrandon, c'est M83. Mais comme c'est aussi réussi que son modèle, je ne vais vraiment pas me plaindre : jugez en plutôt avec Forever young a lie, extrait de son dernier EP en date.



Voici donc venu l'"enfin", celui qu'après vous aurez plus rien à lire avant quelques temps, et vous vous direz "Merde", mais, bien plus, ouf, vu la longueur de ce billet. Enfin, donc, j'étais en voiture il y a quelques temps, m'enthousiasmant sur un petit air guilleret sacrément malin, quand, au moment de la désannonce, je me demandais si j'avais bien entendu ce que je venais d'entendre. Il s'agissait d'une reprise des très estimés Animal Collective mais je ne connaissais pas l'original (My girls à écouter ici) étant passé à côté de leur album Merryweather il y a 5 ans maintenant. Mais le plus surprenant, c'était les auteurs de cette reprise. Car quand on a enterré un groupe, on ne s'attend pas à le voir revenir un jour. Ou alors, précisément, repris par d'autres. Or, c'est parce qu'ils étaient fréquemment repris ou samplés, que ce groupe-ci que j'ai ADORE dans les années 80, s'est dit "eh si nous rendions la pareille à des groupes, et des chansons d'aujourd'hui?". Preuve qu'ils ont encore, au moins, de l'oreille, ils ont donc livré les mois derniers des versions tout à fait honorables du Ready to start d'Arcade Fire et de And I was a boy from school de Hot Chip. Mais ce n'est qu'à la faveur de la dernière (à mon avis la plus réussie) que j'aurais découvert les deux autres. De quoi attendre, au moins curieux, la sortie d'un nouvel album annoncé cette année pour voir si les (bons) goûts musicaux des messieurs déteindront sur leurs prochaines compositions. Au vu de la nouvelle, ça méritait bien les mots de la fin : je vous annonce donc la résurrection de Tears for Fears.