L'année dernière (et oui, déjà, en fin d'année dernière certes, mais l'année dernière quand même), je me suis laissé immédiatement séduire par une chanson qui a fait le buzz, un buzz si énorme qu'aujourd'hui l'album de Lescop, puisque c'est lui dont il s'agit, est attendu comme le messie, et La Forêt, annonciatrice de l'orage, devenu un tube.
Comme tout le monde, j'ai immédiatement pensé à Etienne Daho. Un Etienne Daho plus sombre, et donc lorgnant, comme ça a été dit par tout le monde là encore, vers Taxi Girl, mais à Daho quand même. "Un rendez vous improvisé sous la lune" de Lescop sonnant comme une réminiscence du "Be bopin sous la lune" que chantait Daho au temps de sa gloire. Comme une confirmation que nous sommes bien revenus à cette pop française née sous les auspices conjointes de la New Wave et de Françoise Hardy, est sorti il y a quelques jours (autant dire au même moment) le premier album de Yan Wagner. Et tant qu'à revendiquer des influences, lui a carrément enregistré un duo avec Etienne, le très bon The Only One sur l'album Forty Eight Hours. C'est plus précisément au Daho inclus dans la période 1982/1985 que se réfèrent ces artistes, soit entre les singles Le grand sommeil et Tombé pour la France. Au mieux, Lescop comme Yan Wagner doivent avoir 30 ans. Ils sont nés avec Le grand sommeil ; ils n'ont donc découvert cette chanson que plus tard. Je me demande ce qui a pu les pousser non seulement à écouter ces chansons, mais aussi à en faire le maître étalon de leur production. Entendez-moi bien ; je raffole du Daho de cette époque-là. Mais j'avais 15 ans quand j'ai assisté à mon premier concert de Daho à Bordeaux. Daho parlait à mon adolescence parce qu'il était totalement de son époque. Et du coup incompris par ceux de l'époque d'avant. Combien de fois avez-vous entendu de salles vannes sur "l'absence de voix" d'Etienne ? En cela, vingt ans après, il suivait les pas de Françoise Hardy, totalement en phase avec la jeunesse qui l'entourait, quand elle entonnait Tous les garçons et les filles. Mais est-ce ce sentiment qu'a aujourd'hui un ado en découvrant Lescop ou Yan Wagner ? Se dit-il que cet artiste parle directement à sa génération ? En a-t-il quelque chose à foutre ? Je me demande en fait comment j'entendrais Lescop ou Yan Wagner si je n'avais pas entendu Daho auparavant. Et encore... Car, même sans avoir écouté Etienne Daho, un teenager d'aujourd'hui a forcément son son dans les oreilles via l'un des nombreux tubes d'Etienne entendu un jour ou l'autre à la radio. Alors, pour ce teenager, Etienne Daho sonne-t-il comme un écho lointain de Lescop, quand, c'est précisément le contraire qui se produit pour moi ?
Ces interrogations métaphysiques étant posées, cette référence au Daho 82/85 est donc aussi, et ça, on a tendance à l'oublier, une référence à Franck Darcel. Avant d'enregistrer Le grand sommeil, il y avait bien eu Mythomane, joli petit album produit par Jacno, passé aux oubliettes. Et puis donc arrive Le grand sommeil et ce son. Oui d'accord, Arnold Turboust aux claviers, tout comme Etienne, y était sans doute pour beaucoup. N'empêche que les deux, ensemble, n'ont su retrouver tout à fait la même formule pour Pop Satori et encore moins, dix ans plus tard, pour Eden (même si la formule était, d'un autre genre, très jolie). Daho produit par Darcel, c'est sur ce son que s'est construit mon amour de la chanson française. Ou plutôt, tout ce que j'écouterais plus tard dans la chanson française allait d'une manière ou d'une autre devoir se mesurer à l'aune du plaisir que j'avais eu à écouter et réécouter La Notte, La Notte avec, en point d'orgue, Signé Kiko. D'ailleurs quand on réécoute l'album, on se rend compte qu'il manque définitivement quelque chose à Lescop ou Yan Wagner par rapport à Etienne Daho : la légèreté, l'insouciance. C'est un peu à l'image des pochettes de ces disques en fait. Sur la pochette de leurs disques respectifs, Lescop et Yan Wagner laissent apparaître leur visage en plan serré. Mais, l'un comme l'autre, en noir et blanc. Souvenez-vous de celle d'Etienne.
Ben voilà : c'était pastel, Pierre & Gilles, le perroquet, tout ça, tout ça ; c'était lumineux. Or il y a une noirceur chez Lescop qui n'est pas propre au Daho d'alors mais bien plus à l'époque de La Notte, la Notte. Daho était en cela (et reste) très spécial car il tirait vers la lumière un son pourtant porté sur l'ombre, personnalisé par Franck Darcel (qui, d'ailleurs resta à jamais le son de ces années là puisque sa carrière s'arrêta à ces années là quand celle de Daho fut celle qu'on sait). Pour s'en convaincre, il suffit d'aller écouter ce qui collerait plus au feeling de la chanson de Lescop, ce chant sorti d'outre tombe, au sens propre, celui grave de Philippe Pascal, pas toujours agréable mais qui le faisait grave (c'est le cas de le dire) sur L'éclaircie de son groupe Marc Seberg.
Et d'où venait Philippe Pascal ? De Marquis de Sade. Je ne parlerais pas de Marquis de Sade ici, vu que, si le groupe a été important pour pas mal de gens à la fin des années 70, il ne l'a pas été pour moi qui ne me suis intéressé à la musique qu'avec les années 80. Mais il est intéressant de noter que le guitariste de Marquis de Sade n'était autre que... Franck Darcel. Et encore plus qu'à la fin de Marquis de Sade, celui-ci est parti fonder le groupe Octobre. Et c'est bien dans Acteurs, qu'on trouve les prémices de ce son qui fait le délice de ces jeunes gens modernes.
J'ai découvert Acteurs en 82 au moment de la sortie de ce EP qui ne comprenait que 6 titres, gros succès sur ma radio (libre). Enfin là, et pas ailleurs, comme je le constaterais des années durant par la suite, cherchant, toujours vainement, chez des disquaires, le disque, devenu au fil du temps, une véritable obsession. Ce n'est qu'à la fin des années 90 que je mettrais finalement la main dessus. Quand je l'ai fait écouter ici et là, on m'a souvent dit que "ça avait vieilli", sous entendu, bien sûr, mal vieilli. Est-il toujours possible d'en dire autant après avoir écouté Lescop ?
* "Entortillé dans mes draps / Je crois me souvenir de toi / Lorsque tu disais tout bas / Que tu n'aimais que moi" Etienne Daho "Le Grand Sommeil"
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mardi 9 octobre 2012
jeudi 4 octobre 2012
(Se) Reprendre
Le problème, je m'en rends bien compte au fur et à mesure que les jours passent, c'est de savoir pour qui j'écris. Enfin plutôt de me rappeler pourquoi j'écris ; c'est à dire autant pour moi que pour toi, lecteur anonyme ou non, mais lecteur quand même qui fait qu'aujourd'hui, j'ai tendance à choisir mes sujets en fonction de ce que je vais bien pouvoir avoir à raconter dessus, de la façon dont je vais le faire ou comment mon introduction va m'amener à ma conclusion. Pourtant, le plus intéressant, je l'ai déjà formulé d'une manière ou d'une autre, c'est ce rapport intime et particulier que j'entretiens avec la musique ; c'est uniquement dans l'exploration de cet aspect très personnel que j'arriverais à t'intéresser, ô lecteur, et non en recherchant le mot qui va faire mouche. En même temps, je viens de passer, on va pas dire quelques minutes mais quelques secondes à trouver "et non en recherchant le mot qui va faire mouche" et j'étais assez content de moi après l'avoir trouvé car il résumait bien ma pensée. Que tu as sans doute du mal, ami lecteur, à trouver clair ce matin ; logique, je suis parti dans ce papier bille en tête, sans même savoir de quoi j'allais parler puisque, précisément, j'avais envie de parler de trop de choses à la fois et que tout ça se bouscule à présent sur les touches de mon clavier.
Ceci étant posé, je vais finalement repartir sur le sujet des reprises pour la simple et bonne raison qu'il me permet de placer le titre de ce post et que c'est exactement ce qu'il faut que je fasse à ce moment précis de ce post. Me reprendre donc. Il y a trois ans, débarquait LaRoux avec son premier album. A priori, LaRoux avait tout pour me plaire puisqu'elle reprenait tous les codes des années 80 revendiquant l'influence de Human League, OMD, Eurythmics, Depeche Mode, Erasure sur sa musique électronique. J'aurais du donc immédiatement tombé sous le charme de Bulletproof, par exemple.
Eh ben non. Je ne dis pas que ça ne m'avait pas plu l'espace des trois minutes que dure la chanson mais, très vite, je trouvais ça léger. Je trouvais les claviers trop "cheap", limite caricaturaux par rapport à ceux auxquels ils se référaient et la voix de LaRoux, aussi agressive à mes oreilles que son maquillage ; j'avais du mal à voir revenir le fluo. Plus que tout et avant même de découvrir (pas plus tard que... ce matin!) dans la note biographique de LaRoux qu'il s'agit non pas d'une chanteuse, mais d'un duo, LaRoux me faisait par trop penser à une autre de leurs références : Yazoo. Yazoo en moins bien, évidemment. En deux albums, Yazoo a réussi une carrière exemplaire. Les synthés sont peut-être les mêmes mais la voix, putain, la voix ! Alison Moyet, merde ! L'Adèle de son temps, si voulez mon avis.
Entre parenthèses, les plus attentifs d'entre vous auront vu que le texte en incrustation annonce Nobody's Diary par Yaz et non Yazoo, ce qui veut dire que c'est une vidéo américaine, Yazoo ayant été obligé de se débaptiser aux US où un autre groupe portait déjà son nom. Entre nouvelles parenthèses, vous aurez aussi remarqué que j'ai préféré Nobody's diary à Don't go, le deuxième album de Yazoo, You and me both, étant à mes yeux et surtout mes oreilles le meilleur. C'est d'ailleurs dingue, pour ouvrir une troisième parenthèse, d'avoir ainsi appelé l'album : You and me both donc, soit Toi et Moi Ensemble avec, sur la pochette, deux Dalmatiens en train de se livrer à ce qui ressemble à une bataille à mort, ambiance lourde confirmée par le fait que sur l'album, Alison Moyet et Vince Clarke, signait à tour de rôle de chacune des chansons sans qu'une seule fois leurs noms n'apparaissent ensemble, le tout finissant, comme on le sait (et si vous ne savez pas je vous l'apprends) par la séparation du duo. Fermez les parenthèses. Mon histoire avec LaRoux aurait pu donc s'en tenir aux affaires classées. Mais il y a trois ans également, le Web a été envahi par cette version de Lou Barlow. Lou Barlow est un musicien américain à des lieues de LaRoux, non seulement géographiquement, mais surtout, bien sûr, par son registre musical puisqu'il fut membre de Dinosaur Jr. et Sebadoh, qui, pour le dire vite, ne manquent pas de faire beaucoup de bruit avec des grosses guitares. Mais Lou Barlow sait aussi débrancher sa guitare, la preuve :
Me devais-je donc de revoir mon jugement sur LaRoux après cette interprétation qui m'a littéralement scotché et m'a fait voir à quelle point "this song is great" comme le dit lui même Lou. D'autant que peu de temps après je tombais sur cette petite ritournelle qui sut plus d'une fois me faire taper du pied (et c'est encore le cas aujourd'hui) signé d'un petit groupe électro de Boston, Yes Giantess, qui pour remercier LaRoux, qui leur avait laissé faire leur première partie lors de leur tournée américaine, reprenait I'm not your toy.
Yes Giantess - I'm not your toy by Cestunevie.com
Mieux encore, Miike Snow, que je vénérais alors à l'aune de ce qui reste l'un des meilleurs albums de ces dernières années, reprenait à son tour en live In for the kill, autre chanson de LaRoux, avec le même effet de séduction.
Me suis-je donc totalement trompé sur LaRoux ? Plus ou moins, dans les plus, on mettra que je suis passé à côté de chansons quand même sacrément bien écrite dont heureusement des fans, comme je l'expliquais ici, ont su me montrer la beauté. Je pense aussi avoir agi en vieux con et c'est là que je vois que je n'ai plus 16 ans : si je commence à m'embarquer dans le c'était mieux avant, ou, ça a déjà été fait avant, ce n'est plus la peine de continuer d'écouter de la musique car ça fait un moment, finalement, qu'on n'invente plus grand chose (mais est-ce que c'est déjà pas un peu "vieux con" d'écrire ça ?). Je veux dire que si j'avais eu l'innocence de mes 16 ans en découvrant LaRoux, j'aurais sans doute trouvé ça génial et peu me serait importé qu'un autre groupe eut fait exactement la même chose près de trente ans plus tôt. En mieux. Ben oui, permettez moi de persister quand même dans ma (vieille?) connerie. Parce que bon, d'accord, LaRoux écrit de très bonnes chansons mais Elly Jackson, c'est le nom de la chanteuse de LaRoux n'a pas une voix, comment dirais-je, amicale. On dirait qu'elle aboie, ou pire, qu'elle va mordre quand elle chante. Prenez la même chanson, Bulletproof, enlevez la voix et remplacez la par celle d'un morveux qui vient de découvrir le Tune In ou tout autre logiciel qui permet de chanter juste à n'importe quel crétin. (car, ne vous y trompez pas, Curtis Drew, dont vous trouverez l'interprétation de cette chanson ici, n'est pas un grand chanteur mais simplement un ado d'aujourd'hui obsédé par son image, Katy Perry et/ou Mariah Carey et qui passe son temps à poster des vidéos sur le Web) et vous obtenez une chanson autrement plus audible. Bon, OK : une chanson autrement plus audible pour moi. Mais je vous l'ai dit dès le départ que je parlais de moi, non ?
Ceci étant posé, je vais finalement repartir sur le sujet des reprises pour la simple et bonne raison qu'il me permet de placer le titre de ce post et que c'est exactement ce qu'il faut que je fasse à ce moment précis de ce post. Me reprendre donc. Il y a trois ans, débarquait LaRoux avec son premier album. A priori, LaRoux avait tout pour me plaire puisqu'elle reprenait tous les codes des années 80 revendiquant l'influence de Human League, OMD, Eurythmics, Depeche Mode, Erasure sur sa musique électronique. J'aurais du donc immédiatement tombé sous le charme de Bulletproof, par exemple.
Eh ben non. Je ne dis pas que ça ne m'avait pas plu l'espace des trois minutes que dure la chanson mais, très vite, je trouvais ça léger. Je trouvais les claviers trop "cheap", limite caricaturaux par rapport à ceux auxquels ils se référaient et la voix de LaRoux, aussi agressive à mes oreilles que son maquillage ; j'avais du mal à voir revenir le fluo. Plus que tout et avant même de découvrir (pas plus tard que... ce matin!) dans la note biographique de LaRoux qu'il s'agit non pas d'une chanteuse, mais d'un duo, LaRoux me faisait par trop penser à une autre de leurs références : Yazoo. Yazoo en moins bien, évidemment. En deux albums, Yazoo a réussi une carrière exemplaire. Les synthés sont peut-être les mêmes mais la voix, putain, la voix ! Alison Moyet, merde ! L'Adèle de son temps, si voulez mon avis.
Entre parenthèses, les plus attentifs d'entre vous auront vu que le texte en incrustation annonce Nobody's Diary par Yaz et non Yazoo, ce qui veut dire que c'est une vidéo américaine, Yazoo ayant été obligé de se débaptiser aux US où un autre groupe portait déjà son nom. Entre nouvelles parenthèses, vous aurez aussi remarqué que j'ai préféré Nobody's diary à Don't go, le deuxième album de Yazoo, You and me both, étant à mes yeux et surtout mes oreilles le meilleur. C'est d'ailleurs dingue, pour ouvrir une troisième parenthèse, d'avoir ainsi appelé l'album : You and me both donc, soit Toi et Moi Ensemble avec, sur la pochette, deux Dalmatiens en train de se livrer à ce qui ressemble à une bataille à mort, ambiance lourde confirmée par le fait que sur l'album, Alison Moyet et Vince Clarke, signait à tour de rôle de chacune des chansons sans qu'une seule fois leurs noms n'apparaissent ensemble, le tout finissant, comme on le sait (et si vous ne savez pas je vous l'apprends) par la séparation du duo. Fermez les parenthèses. Mon histoire avec LaRoux aurait pu donc s'en tenir aux affaires classées. Mais il y a trois ans également, le Web a été envahi par cette version de Lou Barlow. Lou Barlow est un musicien américain à des lieues de LaRoux, non seulement géographiquement, mais surtout, bien sûr, par son registre musical puisqu'il fut membre de Dinosaur Jr. et Sebadoh, qui, pour le dire vite, ne manquent pas de faire beaucoup de bruit avec des grosses guitares. Mais Lou Barlow sait aussi débrancher sa guitare, la preuve :
Me devais-je donc de revoir mon jugement sur LaRoux après cette interprétation qui m'a littéralement scotché et m'a fait voir à quelle point "this song is great" comme le dit lui même Lou. D'autant que peu de temps après je tombais sur cette petite ritournelle qui sut plus d'une fois me faire taper du pied (et c'est encore le cas aujourd'hui) signé d'un petit groupe électro de Boston, Yes Giantess, qui pour remercier LaRoux, qui leur avait laissé faire leur première partie lors de leur tournée américaine, reprenait I'm not your toy.
Yes Giantess - I'm not your toy by Cestunevie.com
Mieux encore, Miike Snow, que je vénérais alors à l'aune de ce qui reste l'un des meilleurs albums de ces dernières années, reprenait à son tour en live In for the kill, autre chanson de LaRoux, avec le même effet de séduction.
Me suis-je donc totalement trompé sur LaRoux ? Plus ou moins, dans les plus, on mettra que je suis passé à côté de chansons quand même sacrément bien écrite dont heureusement des fans, comme je l'expliquais ici, ont su me montrer la beauté. Je pense aussi avoir agi en vieux con et c'est là que je vois que je n'ai plus 16 ans : si je commence à m'embarquer dans le c'était mieux avant, ou, ça a déjà été fait avant, ce n'est plus la peine de continuer d'écouter de la musique car ça fait un moment, finalement, qu'on n'invente plus grand chose (mais est-ce que c'est déjà pas un peu "vieux con" d'écrire ça ?). Je veux dire que si j'avais eu l'innocence de mes 16 ans en découvrant LaRoux, j'aurais sans doute trouvé ça génial et peu me serait importé qu'un autre groupe eut fait exactement la même chose près de trente ans plus tôt. En mieux. Ben oui, permettez moi de persister quand même dans ma (vieille?) connerie. Parce que bon, d'accord, LaRoux écrit de très bonnes chansons mais Elly Jackson, c'est le nom de la chanteuse de LaRoux n'a pas une voix, comment dirais-je, amicale. On dirait qu'elle aboie, ou pire, qu'elle va mordre quand elle chante. Prenez la même chanson, Bulletproof, enlevez la voix et remplacez la par celle d'un morveux qui vient de découvrir le Tune In ou tout autre logiciel qui permet de chanter juste à n'importe quel crétin. (car, ne vous y trompez pas, Curtis Drew, dont vous trouverez l'interprétation de cette chanson ici, n'est pas un grand chanteur mais simplement un ado d'aujourd'hui obsédé par son image, Katy Perry et/ou Mariah Carey et qui passe son temps à poster des vidéos sur le Web) et vous obtenez une chanson autrement plus audible. Bon, OK : une chanson autrement plus audible pour moi. Mais je vous l'ai dit dès le départ que je parlais de moi, non ?
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