Chris Malinchak So into you
Un DJ américain qui a fait ses débuts l'année dernière avec un single, So good to me, qui m'a totalement échappé alors que dès j'entends les premières mesures de So into you, je me mets irrésistiblement à taper du pied.
The Mary Onettes Evil coast
J'ai eu beaucoup de mal à choisir un titre de l'album Hit the waves et pour cause, j'aime tout. Ca sonne 80's à mort, c'est peut-être pour ça. Peut-être pour ça aussi que le groupe Suédois ne remporte pas le succès que je leur offrirais, perso, sur un plateau d'argent.
Mayer Hawthorne Her favorite song
Encore une feelgood song. Une ambiance très West coast. Collection printemps été donc.
Moderat Bad kingdom
Je serais sans doute passé à côté de ce morceau s'il n'avait pas été le tube du moment de ma soeur. Merci ma soeur donc. Ca rappelle UNKLE dans ce qu'ils faisaient de mieux.
Florian Mona Plein de toi
J'adore ce titre dont le romantisme eighties et la voix sussurée me rappelle Jean-François Coen. Référence obscure? Ceux qui savent comprendront et tant pis s'ils ne sont pas nombreux.
Morcheeba Gimme your love
On pourrait penser que c'est un retour aux sources pour Morcheeba avec un son très trip hop. Mais là où le trip hop penche vers la lumière, Gimme your love se tourne résolument vers la lumière.
Mr Little Jeans Oh sailor
J'ai découvert la Norvégienne Mr Little Jeans il y a deux ans lors d'une reprise inspirée de The Suburbs d'Arcade Fire. Pourquoi le monde a boudé Oh Sailor, perle pop ? C'est un mystère. Mais vu la plastique et le talent de la demoiselle, ce n'est sans doute que partie remise.
Napoleon Lament
La preuve qu'aujourd'hui, un morceau peut avoir plusieurs vies, ce titre est paru en 2011 sur le premier album de Napoleon, alias Simon Mills, dont c'est déjà le troisième morceau dans ce classement. Depuis Napoleon a sorti un autre album, tout aussi recommandé. Mais c'est Lament qui m'a le plus intrigué avec ce titre en français (?) dont on ne comprend pas tout ni s'il est chanté par un homme ou une femme. C'est ce qui fait tout son charme
No Ceremony/// Feelsolow
Deux garçons, une fille (d'où les 3 slashs derrière leur nom) très new wave un peu dark. Un bon premier album annoncé par ce titre qui reste en mémoire.
Nu Man o to
Un DJ Allemand d'origine Turc (peut-être la langue qu'on entend dans la chanson mais qui sait, à part un Turc?), il n'y a que Nova qui pouvait me faire découvrir ça. Depuis que je l'ai découvert sur cette radio, cet hymne incantatoire n'a cessé de m'obséder.
Agnes Obel Dorian
Après le succès énorme de son premier album, je n'aurais pas donné cher de la peau de la Danoise Agnes Obel. J'aurais eu tort puisque Aventine poursuit la voie de son prédécesseur, tout en délicatesse acoustique, quelque part entre Kate Bush et Enya (attention à plus prendre de la première que de la seconde).
Tom Odell Can't pretend
Il y a une progression, une intensité dramatique dans Can't pretend qui peut faire penser par moments à Jeff Buckley. Dommage que l'album Long way down ne soit pas à la hauteur.
Panic! At The Disco The end of all things
L'autre jour, alors que j'écoutais l'album de Panic! At The Disco, mon copain me demandait pourquoi j'écoutais un truc aussi chiant. Et c'est vrai que l'album... Ma seule réponse : The end of all things, qui pourrait, presque, racheter tout l'album.
Vanessa Paradis & Benjamin Biolay Les roses roses
Pour Les roses roses, il faudra repasser. Mais il y a tellement de choses bien sur l'album Love songs de Vanessa, sans doute le plus réussi, que vous avez droit à un petit concert privé au poil à voir ici.
Peau Instant T
De l'electro française et chantée réussie. La voix, l'ambiance peut faire penser à... Mylène Farmer. Oui, je sais, ça peut faire peur mais les premiers Mylène Farmer étaient très réussis et c'est un peu ça que je retrouve chez Peau, en comprenant, dans le même temps, tout ce que ça pourra avoir d'énervants pour les uns. En espérant que ça parle aux autres.
Pet Shop Boys Fluorescent
Après la proto Mylène Farmer, voilà-t-y pas qu'il nous met les Pet Shop Boys, allez-vous vous dire. Je sais très bien tout ce que les Pet Shop Boys peuvent avoir d'irritant à toujours marcher sur un fil entre le bon et le mauvais goût, ou plutôt allant sans vergogne de l'un à l'autre. C'est d'ailleurs l'impression que donne leur dernier album alternant le vulgaire avec de brillantes réussites comme ce Fluorescent.
Phoenix Trying to be cool (RAC remix)
Sans conteste le groupe qui sera passé à côté de l'année 2013. La faute à une production balourde sur le tristement biennommé Bankrupt!. Pourtant les morceaux étaient là, comme le prouve ce remix malin de RAC de la meilleure chanson de l'album.
Prefab Sprout The dreamer
Je crois que j'aimerais toujours Prefab Sprout. C'est toujours la même chose mais c'est toujours aussi bien. De la pop élevé au rang de grand art avec des arrangements parfaits. L'album Crimson/Red dont est extrait la chanson est évidemment très chaudement recommandé.
Rhye Hunger
Infectious groove, disent les anglo saxons. Beaucoup se sont enflammés sur l'album de Rhye, réussi, certes, mais mignon. Remarquez, c'est un peu comme cette chanson. On a tous besoin d'un truc mignon de temps en temps, non ?
Albin de la Simone & Emilianna Torrini Moi moi
Longtemps, Albin de la Simone est resté pour moi un espoir de la chanson française qui restait à confirmer. Chose faite donc avec Un homme, album impeccable, dont est tiré cette chanson aux arrangements superbes (j'adore la deuxième partie après le break et la façon dont la chanson se termine au piano). Chose qui ne gâte rien, j'aime aussi beaucoup son texte.
mardi 7 janvier 2014
Best of 2013 (2/4)
Ed Sheeran I see fire (Kygo remix)
J'ai déjà dit ici tout le bien que je pensais de ce mix d'un inédit d'Ed Sheeran écrit pour la BO du Hobbit. Allez écouter l'original, et voyez tout ce que Kygo lui amène .
The Embassy Related artist
Ce duo suédois avait sorti en 2005 Tacking, un album encensé par la presse. Peut-être parce qu'ils ont laissé passé trop de temps, huit ans plus tard donc, ils ont sorti l'année dernière Sweet sensation, très bon album dont personne n'a parlé. Sauf moi donc.
Everything Everything Cough cough
Parmi mes paris foireux de l'année, j'avais pensé qu'Everything Everything avec leur album Arc, allaient être les Alt-J de cette année. Je trouve tout de même injuste qu'en fin d'année, tout le monde ait oublié cet album sorti début janvier 2013.
Evi Vine For you (Napoleon remix)
Encore une de ces sucreries voluptueuses dont seul Simon Mills, alias Napoleon et, précédemment, moitié de Bent, a le secret.
Foals My number
Je n'ai jamais été fan jusqu'à ce nouvel album, l'un des plus solides de l'année dernière avec My number, en tube ultra mérité.
Goldfrapp Jo
Il fallait oser sampler Ces gens-là de Brel. C'est réussi avec brio. Bel album aussi.
John Grant Pale green ghosts
C'est la chanson qui ouvre l'album éponyme, l'un des meilleurs albums de 2013. C'est compliqué de dire pourquoi et je pense qu'on peut passer à côté du bonhomme tant il peut sembler inquiétant et froid comme dans la vidéo. Mais pour peu qu'on s'y engage et on découvre un univers incroyable et qui n'a pas d'égal. L'album le plus incomparable, ça, c'est clair.
High Highs In a dream
Je ne sais pas, là encore, pourquoi on n'a pas plus parlé de ce duo Australien. Leur album, Open season, est une merveille de délicatesse à conseiller à tous ceux qui tomberont sous le charme du single qui l'annonçait, In a dream.
Jon Hopkins Abandon window
A mon grand étonnement, j'ai trouvé l'album de Jon Hopkins, Immunity, dans beaucoup de classements de fin d'année. Etonné parce que j'étais passé à côté, puis étonné, parce que je n'arrive pas à rentrer dans cet album électro. Je goûte bien plus à ces instants où Jon Hopkins fait durer les silences comme nul autre pareil.
Houses Beginnings
Encore un album à ranger dans mes incompréhensions 2013. A quiet darkness est un bel album qui n'a pourtant pas valu énormément de renommé à ses auteurs. Si vous appréciez Beginnings, écoutez l'album. Merci pour eux.
Chloë Howl No strings
Dans un monde parfait, dans mon monde parfait, Chloë Howl aurait signé l'un des plus gros tubes de l'année dernière avec No strings. Mais bon, ça se saurait si on vivait dans un monde parfait.
Karl Hyde Final ray of sun
Même s'il ne vaut pas, au final, un album de son groupe, le premier album solo du chanteur d'Underworld dégage une atmosphère indéniable comme dans ce morceau qui dans le genre blues electro aurait mérité, à lui seul, d'être le dernier Depeche Mode à la place du dernier Depeche Mode. Vous suivez ?
Hypnolove Holiday reverie
Trio toulousain, Hypnolove a publié un premier album aussi totalement inconséquent que brillamment exécuté. Un truc d'été qui coule tout seul, comme une baignade dans l'eau après une sieste au soleil ou le contraire, à l'image du très bien nommé Holiday reverie.
Janet Jackson If (Kaytranada remix)
Vingt ans après sa parution, le titre de Janet Jackson retrouve une seconde jeunesse sous les doigts d'un DJ Canadien. Comme on cherche tous à retrouver une seconde jeunesse, c'est on ne peut plus d'actualité.
Joywave Tongues (featuring Kopps) (RAC remix)
Parmi les remixeurs que j'admire le plus sur la toile, il y a RAC. Il rend par exemple ici un petit morceau sympa en perle pop irrésistible.
Julien Doré Paris Seychelles
Extrait du très bon troisième album de Julien Doré. J'ai déjà dit ici que la musique passait, pour moi, avant le texte, mais la plume de Julien Doré est assez doué pour retenir mon oreille. Ou c'est peut-être que je n'avais pas entendu les mots "ronces lilas" depuis Jean-Louis Murat. Enfin le Jean-Louis Murat que j'écoutais encore.
Little Boots Beat Beat
Extrait de Nocturnes, mon album de pouf de l'année. J'aurais pu en choisir d'autres, tout aussi inconséquentes, toutes aussi destinées à remuer du popotin sans penser à ce que ça peut avoir de ridicule. Un vrai plaisir hédoniste.
London Grammar Hey now
Extrait du très beau premier album de London Grammar, dont je recommande aussi la chanson titre, If you wait, Hey now est la chanson qui m'a fait découvrir le trio dont j'attends la suite avec impatience.
La Main For so long
Douceur élégiaque, morceau printannier, feelgood Chillwave.
Majical Cloudz Bugs don't buzz
Si le morceau d'avant appartenait au printemps et filait la pêche, celui-ci, je l'accorde, vous filera un blues d'hiver. C'est normal, ils sont Canadiens. L'album Impersonator est fortement conseillé à qui goûtera à leur ambiance glauquy.
J'ai déjà dit ici tout le bien que je pensais de ce mix d'un inédit d'Ed Sheeran écrit pour la BO du Hobbit. Allez écouter l'original, et voyez tout ce que Kygo lui amène .
The Embassy Related artist
Ce duo suédois avait sorti en 2005 Tacking, un album encensé par la presse. Peut-être parce qu'ils ont laissé passé trop de temps, huit ans plus tard donc, ils ont sorti l'année dernière Sweet sensation, très bon album dont personne n'a parlé. Sauf moi donc.
Everything Everything Cough cough
Parmi mes paris foireux de l'année, j'avais pensé qu'Everything Everything avec leur album Arc, allaient être les Alt-J de cette année. Je trouve tout de même injuste qu'en fin d'année, tout le monde ait oublié cet album sorti début janvier 2013.
Evi Vine For you (Napoleon remix)
Encore une de ces sucreries voluptueuses dont seul Simon Mills, alias Napoleon et, précédemment, moitié de Bent, a le secret.
Foals My number
Je n'ai jamais été fan jusqu'à ce nouvel album, l'un des plus solides de l'année dernière avec My number, en tube ultra mérité.
Goldfrapp Jo
Il fallait oser sampler Ces gens-là de Brel. C'est réussi avec brio. Bel album aussi.
John Grant Pale green ghosts
C'est la chanson qui ouvre l'album éponyme, l'un des meilleurs albums de 2013. C'est compliqué de dire pourquoi et je pense qu'on peut passer à côté du bonhomme tant il peut sembler inquiétant et froid comme dans la vidéo. Mais pour peu qu'on s'y engage et on découvre un univers incroyable et qui n'a pas d'égal. L'album le plus incomparable, ça, c'est clair.
High Highs In a dream
Je ne sais pas, là encore, pourquoi on n'a pas plus parlé de ce duo Australien. Leur album, Open season, est une merveille de délicatesse à conseiller à tous ceux qui tomberont sous le charme du single qui l'annonçait, In a dream.
Jon Hopkins Abandon window
A mon grand étonnement, j'ai trouvé l'album de Jon Hopkins, Immunity, dans beaucoup de classements de fin d'année. Etonné parce que j'étais passé à côté, puis étonné, parce que je n'arrive pas à rentrer dans cet album électro. Je goûte bien plus à ces instants où Jon Hopkins fait durer les silences comme nul autre pareil.
Houses Beginnings
Encore un album à ranger dans mes incompréhensions 2013. A quiet darkness est un bel album qui n'a pourtant pas valu énormément de renommé à ses auteurs. Si vous appréciez Beginnings, écoutez l'album. Merci pour eux.
Chloë Howl No strings
Dans un monde parfait, dans mon monde parfait, Chloë Howl aurait signé l'un des plus gros tubes de l'année dernière avec No strings. Mais bon, ça se saurait si on vivait dans un monde parfait.
Karl Hyde Final ray of sun
Même s'il ne vaut pas, au final, un album de son groupe, le premier album solo du chanteur d'Underworld dégage une atmosphère indéniable comme dans ce morceau qui dans le genre blues electro aurait mérité, à lui seul, d'être le dernier Depeche Mode à la place du dernier Depeche Mode. Vous suivez ?
Hypnolove Holiday reverie
Trio toulousain, Hypnolove a publié un premier album aussi totalement inconséquent que brillamment exécuté. Un truc d'été qui coule tout seul, comme une baignade dans l'eau après une sieste au soleil ou le contraire, à l'image du très bien nommé Holiday reverie.
Janet Jackson If (Kaytranada remix)
Vingt ans après sa parution, le titre de Janet Jackson retrouve une seconde jeunesse sous les doigts d'un DJ Canadien. Comme on cherche tous à retrouver une seconde jeunesse, c'est on ne peut plus d'actualité.
Joywave Tongues (featuring Kopps) (RAC remix)
Parmi les remixeurs que j'admire le plus sur la toile, il y a RAC. Il rend par exemple ici un petit morceau sympa en perle pop irrésistible.
Julien Doré Paris Seychelles
Extrait du très bon troisième album de Julien Doré. J'ai déjà dit ici que la musique passait, pour moi, avant le texte, mais la plume de Julien Doré est assez doué pour retenir mon oreille. Ou c'est peut-être que je n'avais pas entendu les mots "ronces lilas" depuis Jean-Louis Murat. Enfin le Jean-Louis Murat que j'écoutais encore.
Little Boots Beat Beat
Extrait de Nocturnes, mon album de pouf de l'année. J'aurais pu en choisir d'autres, tout aussi inconséquentes, toutes aussi destinées à remuer du popotin sans penser à ce que ça peut avoir de ridicule. Un vrai plaisir hédoniste.
London Grammar Hey now
Extrait du très beau premier album de London Grammar, dont je recommande aussi la chanson titre, If you wait, Hey now est la chanson qui m'a fait découvrir le trio dont j'attends la suite avec impatience.
La Main For so long
Douceur élégiaque, morceau printannier, feelgood Chillwave.
Majical Cloudz Bugs don't buzz
Si le morceau d'avant appartenait au printemps et filait la pêche, celui-ci, je l'accorde, vous filera un blues d'hiver. C'est normal, ils sont Canadiens. L'album Impersonator est fortement conseillé à qui goûtera à leur ambiance glauquy.
Best of 2013 (1/4)
Histoire de ne pas oublier quand je serais vieux et sénile, tout ce que j'ai pu écouter l'année dernière, et, aussi, parce qu'on me le demande, voici le best of de l'année.
D'abord le sentiment général d'avoir traversé une année pas terrible. Quand j'étais porté par une chanson, l'album ne suivait pas. Ou si l'album était bien, aucune chanson ne s'y distinguait réellement. Pas de truc immense ou bien alors si évident que tout le monde s'en est gavé, tant et si bien que les (peut-être) meilleurs morceaux de l'année sont aussi ceux dont on m'a tant seriné les oreilles que j'ai du mal à les classer ici. Donc pas de Blurred lines (chanté par Pharell Williams), de Happy (par Pharell Williams) ou Get lucky (Pharell Williams, encore) - enfin pas tout à fait, pour cette dernière mais j'y reviendrais. A part ça, j'aimerais bien avoir le compte en banque de Pharell Williams à la fin de cette année.
Histoire d'appuyer mes propos, je n'ai eu aucun mal à rassembler mes titres favoris de l'année sans dépasser les limites alors que les années précédentes, j'ai toujours du faire des choix cruels. A se demander si les années creuses, je ne devrais pas ressortir les oubliés des années précédentes.
De toutes façons, c'est ce qui est de plus en plus en train de se passer. J'ai vu que Les Inrockuptibles classaient dans les meilleurs singles de l'année le You know you like it d'AlunaGeorge que j'avais moi même classé dans les meilleurs l'année dernière. Et à vrai dire, ça devient difficile de savoir quand un morceau est réellement sorti entre les fuites sur le Net ou sa mise en avant à tel ou tel moment, via un blog, un film, une pub ou autre. De plus en plus, il faudra dire "les morceaux que j'ai aimé l'année dernière" et s'habituer à y mettre des vieilleries, certes, mais découvertes de l'année.
Bref, tout ceci étant dit, voici 80 titres que j'ai aimés en 2013, présentés en 4 parties, en espérant, au moment où j'entame ce billet pouvoir fournir un lien vers les titres proposés mais les mystères du Web... Un dernier truc : pas question que je donne de classement dans tout ça et, comme l'année dernière, j'ai retenu l'ordre alphabétique.
Airhead Autumn
Un bidouilleur electro anglais, collaborateur de James Blake. Joli titre pour joli album
Alan Braxe Time machine
On oublie souvent de dire à quel point le Music sounds better with you de Stardust doit autant à Thomas Bangalter de Daft Punk qu'à Alan Braxe. Cette année le Français a livré un EP gratuit sur Internet (oui, c'est au passé, fallait être là, hein!). D'un côté One more chance, tout aussi réussi, mais c'est Time machine qui a le plus traîné dans mon oreille.
AlunaGeorge Attracting flies
Déjà repéré l'année dernière, j'attendais beaucoup de leur premier album. Peut-être un peu trop. Mais Attracting flies (ainsi que les autres singles) sont quand même très, très bien faits.
Arcade Fire Joan of Arc
Le meilleur album de l'année. Difficile d'en tirer un morceau plutôt qu'un autre mais j'adore le "Jeanne d'Arc, oh!" de Régine Chassagne sur le refrain de celui-là.
Arcade Fire ☨ JOAN OF ARC ☨ (unofficial music video - from the album Reflektor) from Craig J. Clark on Vimeo.
Arcade Fire We exist (Night Drive remix)
Les années passées, parce que j'avais trop de matière, je ne m'autorisais qu'un titre par album. Cette année, la matière n'étant pas au rendez-vous, c'est avec plaisir que j'ai octroyé deux titres à deux albums. D'autant que pour celui-ci, il y a le remix de Night Drive qui emmène un peu plus loin sur le dancefloor (la direction du dernier album) le We exist via des synthés qui ne sont pas sans rappeler le I Feel Love de Donna Summer.
Olafur Arnalds Only the winds
J'ai découvert cette année cet Islandais génial et ai rattrapé tout mon retard sur sa discographie mais LE morceau qui m'a fait le rencontrer, qui reste insurpassable et renvoie aux grandes heures de Craig Armstrong, c'est Only the winds.
Astronauts, etc 17
Pour le moment, Astronauts, etc., musicien d'Oakland, ce ne sont que quelques morceaux sur le Net et un ou deux EPs. Mais ça donne vachement envie, comme cette reprise inspirée d'un titre de Youth Lagoon, 17 donc.
Autour de Lucie Ta lumière particulière
Je n'ai jamais particulièrement aimé, ni particulièrement détesté Autour de Lucie. Sympa, pensais-je, jusque là. Or à l'occasion de leur sortie de retraite après 8 ans d'absence, ils nous ont gratifié d'un titre pour le Disquaire Day, qui est, d'après moi, l'un des meilleurs trucs en français sortis l'année dernière. Ca donne envie pour l'album.
Babx & Camelia Jordana Je ne t'ai jamais aimé
C'est grâce à Babx que Camelia Jordana, échappée de la Nouvelle Star, a connu le succès. Normal qu'elle lui rende la monnaie de sa pièce sur cette chanson en forme d'antiphrase et donc, du coup, de belle et désespérée chanson d'amour.
Bent Ding dong song
Première tricherie de la liste puisque ce morceau ne date pas de l'année dernière. Toutefois, c'est en 2013, sur l'album très, très conseillé From the vaults, bourré d'inédits plus formidables les uns que les autres, que j'ai fait la connaissance de Ding dong song. Attention, gros risque de ne plus pouvoir s'arrêter de faire "Ding! Ding! Ding! Ding! Ding!" après écoute.
Bibio A tout à l'heure
Je ne connaissais pas ce musicien anglais qui fait une carrière (discrète) depuis quelques années. L'album est joli mais pas à la hauteur de A tout à l'heure, une ritournelle qui fait que vous ne direz plus "A tout à l'heure" sans avoir à l'esprit ces quelques notes de musique pour l'accompagner.
James Blake Retrograde
Je trouve le deuxième album de James Blake, bien que remarquable, moins bon que le premier. En revanche, je ne sais pas si une seule des chansons du premier album arrivait à la hauteur de ce single parfait.
Boards of Canada Nothing is real
Boards of Canada ont bien failli ne pas se retrouver dans ma liste même si leur album Tomorrow's harvest est une réussite. Mais, c'est bien là le problème, c'est plutôt le genre d'album à vivre comme un grand trip, avec un joint de préférence. Avec ou sans, joint ou album, on peut toutefois, je pense, apprécier Nothing is real.
Clarika Mais non mon chat
Vu qu'elle sort d'un album qui frisait l'excellence, Clarika avait de forte chances de ne pas renouveler l'exploit avec l'album suivant. Et c'est vrai que La tournure des choses reste en deça de Moi en mieux. Mais comme Clarika, c'est quand même le très, très haut du panier, ça reste très bien, comme lorsqu'elle essaye ici, de rassurer sa fille, dans une version live, la seule trouvable sur le Web, pas très éloignée de l'original.
Cold War Kids Miracle mile
En découvrant Miracle mile, j'ai pensé que Cold War Kids allaient faire un carton avec leur album, recommandé, Dear miss Lonelyhearts. Comme quoi tout le monde peut se planter.
Daft Punk (featuring Panda Bear) Doin' it right
Je me suis vaguement énervé à la sortie de l'album de Daft Punk sur l'aspect commerce de la chose. On nous sortait du lourd, on était prévenu, un album événement. Ca m'a énervé comme ces slogans publicitaires qui, pour un film, un livre ou autre, annoncent "Déjà culte"! Ceci étant dit, et passé, l'album reste l'un des meilleurs de l'année et j'en ai extrait le morceau qui m'a tout de suite accroché et ne m'a plus quitté depuis.
Daughter Get lucky
J'avais dit pas de Get lucky... par Pharell Williams. En revanche, on peut me resservir tant qu'on veut cette reprise lugubre de Daughter, qui, c'est dommage pour leur charmant premier album, ne s'est jamais montré aussi convaincant que sur cette reprise.
Vincent Delerm L'Hacienda
Chanson super émouvante si tant est que vous ayez eu une petite vingtaine d'années dans les années 80/90 et que vous vous souveniez de l'Hacienda, club mythique de Manchester. Chanson nostalgique donc impossible à trouver sur le Net si ce n'est dans cette émission de France Inter aux alentours de 50'.
Victor Démé Djon Maya (Synapson remix)
Victor Démé est un vieux musicien burkinabé qui, après 30 ans de carrière, a enregistré son premier album en 2008. Je n'en aurais rien su si Synapson n'avait décidé cette année de remixer l'un de ses morceaux. Deux univers qui s'entrechoquent, le blues africain de Démé et les bidouillages électro de Synapson et c'est là que je trouve mon bonheur.
Disclosure When a fire starts to burn
Egalement repérés l'année dernière, les frères Disclosure ont éclaté à juste titre avec l'album Settle dont la rage de ce morceau d'introduction me fait penser, à une autre époque et avec un autre son, à celle qu'a pu être celle de The Prodigy.
D'abord le sentiment général d'avoir traversé une année pas terrible. Quand j'étais porté par une chanson, l'album ne suivait pas. Ou si l'album était bien, aucune chanson ne s'y distinguait réellement. Pas de truc immense ou bien alors si évident que tout le monde s'en est gavé, tant et si bien que les (peut-être) meilleurs morceaux de l'année sont aussi ceux dont on m'a tant seriné les oreilles que j'ai du mal à les classer ici. Donc pas de Blurred lines (chanté par Pharell Williams), de Happy (par Pharell Williams) ou Get lucky (Pharell Williams, encore) - enfin pas tout à fait, pour cette dernière mais j'y reviendrais. A part ça, j'aimerais bien avoir le compte en banque de Pharell Williams à la fin de cette année.
Histoire d'appuyer mes propos, je n'ai eu aucun mal à rassembler mes titres favoris de l'année sans dépasser les limites alors que les années précédentes, j'ai toujours du faire des choix cruels. A se demander si les années creuses, je ne devrais pas ressortir les oubliés des années précédentes.
De toutes façons, c'est ce qui est de plus en plus en train de se passer. J'ai vu que Les Inrockuptibles classaient dans les meilleurs singles de l'année le You know you like it d'AlunaGeorge que j'avais moi même classé dans les meilleurs l'année dernière. Et à vrai dire, ça devient difficile de savoir quand un morceau est réellement sorti entre les fuites sur le Net ou sa mise en avant à tel ou tel moment, via un blog, un film, une pub ou autre. De plus en plus, il faudra dire "les morceaux que j'ai aimé l'année dernière" et s'habituer à y mettre des vieilleries, certes, mais découvertes de l'année.
Bref, tout ceci étant dit, voici 80 titres que j'ai aimés en 2013, présentés en 4 parties, en espérant, au moment où j'entame ce billet pouvoir fournir un lien vers les titres proposés mais les mystères du Web... Un dernier truc : pas question que je donne de classement dans tout ça et, comme l'année dernière, j'ai retenu l'ordre alphabétique.
Airhead Autumn
Un bidouilleur electro anglais, collaborateur de James Blake. Joli titre pour joli album
Alan Braxe Time machine
On oublie souvent de dire à quel point le Music sounds better with you de Stardust doit autant à Thomas Bangalter de Daft Punk qu'à Alan Braxe. Cette année le Français a livré un EP gratuit sur Internet (oui, c'est au passé, fallait être là, hein!). D'un côté One more chance, tout aussi réussi, mais c'est Time machine qui a le plus traîné dans mon oreille.
AlunaGeorge Attracting flies
Déjà repéré l'année dernière, j'attendais beaucoup de leur premier album. Peut-être un peu trop. Mais Attracting flies (ainsi que les autres singles) sont quand même très, très bien faits.
Arcade Fire Joan of Arc
Le meilleur album de l'année. Difficile d'en tirer un morceau plutôt qu'un autre mais j'adore le "Jeanne d'Arc, oh!" de Régine Chassagne sur le refrain de celui-là.
Arcade Fire ☨ JOAN OF ARC ☨ (unofficial music video - from the album Reflektor) from Craig J. Clark on Vimeo.
Arcade Fire We exist (Night Drive remix)
Les années passées, parce que j'avais trop de matière, je ne m'autorisais qu'un titre par album. Cette année, la matière n'étant pas au rendez-vous, c'est avec plaisir que j'ai octroyé deux titres à deux albums. D'autant que pour celui-ci, il y a le remix de Night Drive qui emmène un peu plus loin sur le dancefloor (la direction du dernier album) le We exist via des synthés qui ne sont pas sans rappeler le I Feel Love de Donna Summer.
Olafur Arnalds Only the winds
J'ai découvert cette année cet Islandais génial et ai rattrapé tout mon retard sur sa discographie mais LE morceau qui m'a fait le rencontrer, qui reste insurpassable et renvoie aux grandes heures de Craig Armstrong, c'est Only the winds.
Astronauts, etc 17
Pour le moment, Astronauts, etc., musicien d'Oakland, ce ne sont que quelques morceaux sur le Net et un ou deux EPs. Mais ça donne vachement envie, comme cette reprise inspirée d'un titre de Youth Lagoon, 17 donc.
Autour de Lucie Ta lumière particulière
Je n'ai jamais particulièrement aimé, ni particulièrement détesté Autour de Lucie. Sympa, pensais-je, jusque là. Or à l'occasion de leur sortie de retraite après 8 ans d'absence, ils nous ont gratifié d'un titre pour le Disquaire Day, qui est, d'après moi, l'un des meilleurs trucs en français sortis l'année dernière. Ca donne envie pour l'album.
Babx & Camelia Jordana Je ne t'ai jamais aimé
C'est grâce à Babx que Camelia Jordana, échappée de la Nouvelle Star, a connu le succès. Normal qu'elle lui rende la monnaie de sa pièce sur cette chanson en forme d'antiphrase et donc, du coup, de belle et désespérée chanson d'amour.
Bent Ding dong song
Première tricherie de la liste puisque ce morceau ne date pas de l'année dernière. Toutefois, c'est en 2013, sur l'album très, très conseillé From the vaults, bourré d'inédits plus formidables les uns que les autres, que j'ai fait la connaissance de Ding dong song. Attention, gros risque de ne plus pouvoir s'arrêter de faire "Ding! Ding! Ding! Ding! Ding!" après écoute.
Bibio A tout à l'heure
Je ne connaissais pas ce musicien anglais qui fait une carrière (discrète) depuis quelques années. L'album est joli mais pas à la hauteur de A tout à l'heure, une ritournelle qui fait que vous ne direz plus "A tout à l'heure" sans avoir à l'esprit ces quelques notes de musique pour l'accompagner.
James Blake Retrograde
Je trouve le deuxième album de James Blake, bien que remarquable, moins bon que le premier. En revanche, je ne sais pas si une seule des chansons du premier album arrivait à la hauteur de ce single parfait.
Boards of Canada Nothing is real
Boards of Canada ont bien failli ne pas se retrouver dans ma liste même si leur album Tomorrow's harvest est une réussite. Mais, c'est bien là le problème, c'est plutôt le genre d'album à vivre comme un grand trip, avec un joint de préférence. Avec ou sans, joint ou album, on peut toutefois, je pense, apprécier Nothing is real.
Clarika Mais non mon chat
Vu qu'elle sort d'un album qui frisait l'excellence, Clarika avait de forte chances de ne pas renouveler l'exploit avec l'album suivant. Et c'est vrai que La tournure des choses reste en deça de Moi en mieux. Mais comme Clarika, c'est quand même le très, très haut du panier, ça reste très bien, comme lorsqu'elle essaye ici, de rassurer sa fille, dans une version live, la seule trouvable sur le Web, pas très éloignée de l'original.
Cold War Kids Miracle mile
En découvrant Miracle mile, j'ai pensé que Cold War Kids allaient faire un carton avec leur album, recommandé, Dear miss Lonelyhearts. Comme quoi tout le monde peut se planter.
Daft Punk (featuring Panda Bear) Doin' it right
Je me suis vaguement énervé à la sortie de l'album de Daft Punk sur l'aspect commerce de la chose. On nous sortait du lourd, on était prévenu, un album événement. Ca m'a énervé comme ces slogans publicitaires qui, pour un film, un livre ou autre, annoncent "Déjà culte"! Ceci étant dit, et passé, l'album reste l'un des meilleurs de l'année et j'en ai extrait le morceau qui m'a tout de suite accroché et ne m'a plus quitté depuis.
Daughter Get lucky
J'avais dit pas de Get lucky... par Pharell Williams. En revanche, on peut me resservir tant qu'on veut cette reprise lugubre de Daughter, qui, c'est dommage pour leur charmant premier album, ne s'est jamais montré aussi convaincant que sur cette reprise.
Vincent Delerm L'Hacienda
Chanson super émouvante si tant est que vous ayez eu une petite vingtaine d'années dans les années 80/90 et que vous vous souveniez de l'Hacienda, club mythique de Manchester. Chanson nostalgique donc impossible à trouver sur le Net si ce n'est dans cette émission de France Inter aux alentours de 50'.
Victor Démé Djon Maya (Synapson remix)
Victor Démé est un vieux musicien burkinabé qui, après 30 ans de carrière, a enregistré son premier album en 2008. Je n'en aurais rien su si Synapson n'avait décidé cette année de remixer l'un de ses morceaux. Deux univers qui s'entrechoquent, le blues africain de Démé et les bidouillages électro de Synapson et c'est là que je trouve mon bonheur.
Disclosure When a fire starts to burn
Egalement repérés l'année dernière, les frères Disclosure ont éclaté à juste titre avec l'album Settle dont la rage de ce morceau d'introduction me fait penser, à une autre époque et avec un autre son, à celle qu'a pu être celle de The Prodigy.
jeudi 19 décembre 2013
Bye bye 2013
Say hello to 2014. Metronomy revient en mars avec un nouvel album. Personnellement, je trouve ça très, comment dirais-je... "choup doup doup ah"?
Charlotte forever
Dans le prochain Lars Von Trier, Charlotte Gainsbourg sera Joe. Pour le film, Charlotte chante Joe. Jo l'aime beaucoup.
mercredi 11 décembre 2013
Je vois rouge
Tant qu'à faire mon retour sur ce blog, autant enfoncer le clou. Avec un remix que j'admire autant qu'il m'insupporte. J'explique : il y a quelques jours, je tombe sur ce remix absolument divin d'un titre d'Ed Sheeran, bougre dont j'ai beaucoup entendu parlé dans la presse spécialisée mais dont le répertoire m'est totalement inconnu. De toutes façons, c'est pas bien grave, vu que c'est CE remix qui m'intéresse et c'est bien plus à son bidouilleur, le Norvégien Kygo, que je dois, à mon avis mon émerveillement. Je tiens à préciser que je ne suis pas le seul à trouver ses doigts de fée puisque le titre I see fire, dans cette version légèrement orientalisée, a atteint la première place des titres les plus prisés sur les blogs musicaux dans le classement Hypem. Et ce qui me fait croire que c'est à lui, bien plus qu'à Ed Sheeran, que je dois cette perle est sa page Soundclound où l'on trouve d'autres petites pépites comme ce remix du Jolene de Dolly Parton, titre dont j'ai déjà ici déclaré ma flamme pour l'original.
Mais alors, me direz-vous, d'où vient mon énervement ? J'y viens. Cherchant à intégrer le titre à ma discothèque, je constate à ma grande satisfaction, que le morceau est en téléchargement gratuit. Ou presque. C'est le "presque" qui m'énerve. Car, pour télécharger ce morceau, il m'en a couté un "Like" sur Facebook. Ce n'est pas la première fois que je tombe sur ce genre de morceau et, souvent jusqu'à présent, j'ai passé mon chemin ; pourquoi "aime"rais-je un artiste alors que c'est précisément ce morceau et pas un autre qui a retenu mon attention ? Pourquoi tout le monde, toutes mes connaissances en tout cas, devraient-elles savoir que j'ai craqué sur tel plaisir, avouable ou inavouable ? Plaisirs qui ne dureront, parfois, que quelques minutes ? Seulement voilà, pour le remix d'Ed Sheeran par Kygo, j'ai craqué. Parce que ça valait bien un Like et même plusieurs. De toutes façons, je m'en fous, je ne suis jamais sur Facebook.
Mais alors, me direz-vous, d'où vient mon énervement ? J'y viens. Cherchant à intégrer le titre à ma discothèque, je constate à ma grande satisfaction, que le morceau est en téléchargement gratuit. Ou presque. C'est le "presque" qui m'énerve. Car, pour télécharger ce morceau, il m'en a couté un "Like" sur Facebook. Ce n'est pas la première fois que je tombe sur ce genre de morceau et, souvent jusqu'à présent, j'ai passé mon chemin ; pourquoi "aime"rais-je un artiste alors que c'est précisément ce morceau et pas un autre qui a retenu mon attention ? Pourquoi tout le monde, toutes mes connaissances en tout cas, devraient-elles savoir que j'ai craqué sur tel plaisir, avouable ou inavouable ? Plaisirs qui ne dureront, parfois, que quelques minutes ? Seulement voilà, pour le remix d'Ed Sheeran par Kygo, j'ai craqué. Parce que ça valait bien un Like et même plusieurs. De toutes façons, je m'en fous, je ne suis jamais sur Facebook.
Changement d'ère
Le New Musical Express a publié il y a quelques semaines la liste des 500 meilleurs albums de tous les temps. En sachant d'emblée tout ce que ça peut avoir de dérisoire, le NME affiche en couverture "the final, definitive, definetily last of its kind, never to be repeated" liste des meilleurs disques. Evidemment, ils en sortiront une autre dès l'année prochaine et ce pour une très bonne raison: il se trouvera toujours des abrutis (comme moi) pour acheter ce genre de publication et biens d'autres encore (comme moi) pour les commenter.
Et c'est bien en matière de maître étalon que ce nouveau classement est riche en enseignement. La musique pop rock telle qu'on la concevait jusqu'à présent n'avait qu'un seul maître étalon : les Beatles. Or, ce ne sont pas les Beatles qui squattent la première place. Certes, avec Revolver, 2ème, et le double blanc, 9ème, les Beatles restent le groupe le plus représenté dans le Top10, voire dans le reste du classement puisqu'on y trouve à des places diverses et variées la quasi intégralité de leur discographie. Mais, même pour eux, pour la perception qu'on a d'eux, les choses ont changé. Sergent Peppers, longtemps considéré comme l'une des pierres angulaires de la musique moderne, n'atteint aujourd'hui que la... 87ème place juste derrière le Grace de Jeff Buckley. Et c'est pour moi lourd de sens.
Je lisais dernièrement une interview d'Etienne Daho qu'on interrogeait sur l'influence manifeste, voire déclarée, qu'il pouvait avoir sur la jeune scène française. "Je crois" disait-il "au cycle des 20 ans". Et d'expliquer que ses références étaient des Sixties quand les artistes d'aujourd'hui regardent avec nostalgie vers les Eighties. Car qu'on ne s'y trompe pas : tout ça n'est finalement que de la nostalgie. Une peau de chagrin contre laquelle on aime se frotter pour trouver les mots pour chanter son propre blues.
Pourquoi j'achète ? La première raison, viscérale, est de vérifier que Hounds of Love, le joyau de la discographie de Kate Bush, s'y trouve bien et, sinon je m'énerve, en bonne place. Je ne me suis pas énervé puisqu'on l'y trouve bien à la 48eme place, ce qui est tout à fait honorable à l'échelle de "tous les temps". On y trouve même plus loin dans le classement The Kick Inside, le premier album de l'Anglaise, que, même fan invétéré, je n'aurais sans doute pas rangé là, lui préférant des œuvres antérieures autrement plus culottées et réussies, même si The Kick Inside emmené par le tube planétaire Wuthering Heights à ouvert la voie à toutes ces "jeunes-filles-romantiques-chantant-leur-passion-voire-leur-sexualité-derrière-un-piano" (cherchez, y en a eu plein depuis 1978). Une sorte de maître étalon en quelque sorte.
Et c'est bien en matière de maître étalon que ce nouveau classement est riche en enseignement. La musique pop rock telle qu'on la concevait jusqu'à présent n'avait qu'un seul maître étalon : les Beatles. Or, ce ne sont pas les Beatles qui squattent la première place. Certes, avec Revolver, 2ème, et le double blanc, 9ème, les Beatles restent le groupe le plus représenté dans le Top10, voire dans le reste du classement puisqu'on y trouve à des places diverses et variées la quasi intégralité de leur discographie. Mais, même pour eux, pour la perception qu'on a d'eux, les choses ont changé. Sergent Peppers, longtemps considéré comme l'une des pierres angulaires de la musique moderne, n'atteint aujourd'hui que la... 87ème place juste derrière le Grace de Jeff Buckley. Et c'est pour moi lourd de sens.
Quand j'ai commencé à écouter et apprécier la musique, LA référence, c'était les années 60. Mais c'est bien loin pour les kids d'aujourd'hui. Ça ne leur parle plus, ne les inspire plus, ou, du moins, moins. L'avènement des Smiths à la première place de ce classement - car,oui, je ne le cacherais pas plus longtemps si ne vous le savez pas déjà, le meilleur album de tous les temps, pour le NME, c'est The Queen is Dead - nous propulse dans une ère nouvelle, où la référence, ce sont les années 80 et 90 puisqu'on trouve dans les 10 premiers, Doolitle des Pixies et le premier album des Stone Roses (tous deux de 1989), mais aussi Different class de Pulp (1996) ou Definitely Maybe d'Oasis (1994).
Le reste du classement est à vau-l'eau où l'on apprend qu'aujourd'hui, Nirvana, Pj Harvey, Radiohead, ou, plus récents, Arcade Fire ou Arctic Monkeys, "valent mieux" que les meilleurs albums des Rolling Stones, des Beach Boys ou de Marvin Gaye.
Je lisais dernièrement une interview d'Etienne Daho qu'on interrogeait sur l'influence manifeste, voire déclarée, qu'il pouvait avoir sur la jeune scène française. "Je crois" disait-il "au cycle des 20 ans". Et d'expliquer que ses références étaient des Sixties quand les artistes d'aujourd'hui regardent avec nostalgie vers les Eighties. Car qu'on ne s'y trompe pas : tout ça n'est finalement que de la nostalgie. Une peau de chagrin contre laquelle on aime se frotter pour trouver les mots pour chanter son propre blues.
Mais moi j'y étais, kids, dans les Eighties. Quand on me disait que c'était vraiment de la merde, ce que j'écoutais. Aujourd'hui donc, mon gros étron est étalon. Ça vous laisse de l'espoir quand tout ce que j'entends à la radio me semble bien piteux. Mais bon, on sait bien que tout ne passe plus par la radio et, de toutes façons, qu'est-ce que vous en avez à faire des réflexions d'un vieux con? C'est en tout cas ce que je me disais quand je n'étais qu'un jeune con qui n'écoutait que de la merde. Les temps changent mais on reste tous des cons.
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