Si vous avez raté le début, c'est ici, puis ici, puis ici et là.
Kindness House
Déjà abordé ici, j'avais dit à quel point l'album de Kindness n'était pas à la hauteur de son single. A l'arrivée, il se trouve que j'ai vu l'album de Kindness dans plusieurs classements des meilleurs albums de l'année dernière. Je maintiens ma position et me dis que l'excellence de cette chanson, euh, house est pour beaucoup dans l'attraction qu'exerce l'album chez les uns et les autres. J'attends pour ma part plus du prochain, bien persuadé que Kindness est un musicien à surveiller à l'avenir.
Icona Pop I love it
La chanson pop qui fait BAM! au sens "prend-toi ça dans la gueule" et ça fait sacrément du bien. Je pourrais écrire un milliard de choses sur cette chanson des deux Suédoises comme je l'ai déjà fait ici mais le mieux, bien sûr, pour résumer, c'est : I love it ! I love it ! I love it !
Hot Chip Flutes
Il y a des groupes énervants pour les autres : ceux qui, d'album en album, continuent de pondre des petites merveilles. Hot Chip est de ceux là qui, avec In our heads, leur déjà cinquième album, m'enthousiasme toujours autant (et je ne suis pas le seul, l'album figurant, là encore, au nombre des meilleurs dans nombre de classements). Sommet de l'album, on ne regrette qu'une chose dans Flutes : que le morceau ne dure QUE 7 minutes.
Grizzly Bear Yet again
Ce n'était pas évident de donner une suite à Veckatimest, de loin le meilleur album de 2009. Grizzly Bear a relevé le défi haut la main avec Shields, même si l'album révèle ses charmes moins directement que son prédécesseur. A l'exception de Yet again, percutant et bien choisi second single.
GRIZZLY BEAR - YET AGAIN from Emily Kai Bock on Vimeo.
Graph Rabbit Only fields
L'album Snowblind dont est extrait ce titre est une petite merveille comme je l'ai déjà dit ici. Et à l'instar de l'album, Only fields est une petite chose fragile, délicate et sensible comme une petite boîte à musique que je ne me lasserais jamais d'ouvrir.
The Gossip Horns
Conspué à sa sortie, l'album A Joyful Noise de The Gossip ne méritait pas, me semble-t-il, un tel déchaînement de haine et l'on y trouve (certes à côté de choses moins réussies) de vraies perles comme ce Horns. Le passage du punk à la disco peut surprendre mais c'est exactement la même trajectoire qu'avait suivi Blondie avec qui The Gossip partage une même chanteuse iconique. Mais là où certains la voyaient sans doute en Janis Joplin des temps modernes, Beth Ditto s'imagine plutôt en chanteuse soul. Avec la voix qu'elle a, de toutes façons, elle peut faire ce qu'elle veut.
Chilly Gonzales Rideaux lunaires
Gonzales (ou Chilly Gonzales) nous avait déjà fait le coup, il y a huit ans déjà, avec Solo piano. Je me disais qu'il aurait du mal à réitérer la magie de cet album jusqu'à ce que j'écoute Solo piano II où il se réinvente à nouveau en Erik Satie du vingt-et-unième siècles. Il peut refaire le coup autant de fois qu'il le veut en ce qui me concerne.
Melody Gardot Lisboa
Si le jazz, ça n'était que ça, je serais, sans conteste, un très grand amateur de jazz. Melody Gardot est une très grande chanteuse, son album The Absence, une grande réussite, et Lisboa, une caresse.
Françoise Hardy Normandia
C'est marrant comme tout le monde, d'un coup, avec l'album L'amour fou, semble prendre conscience de l'importance de Françoise Hardy. Album crépusculaire, testamentaire, ai-je pu lire, mais j'ai bien plus l'impression d'un spleen commun à tous les albums de Hardy, à elle même en fin de compte. Que tout le monde y goûte cette année, tant mieux mais quand plus personne n'y touchera dans un ou deux ans, bref, quand elle voudra bien revenir, je serais toujours là. Quant à Normandia, il confirme aussi les talents de compositeur de Julien Doré.
Françoise Hardy, Normandia par Telerama_BA
Electric Guest This head I hold
Après avoir écouté l'intégralité de l'album Mondo, je ne donnerais pas cher de l'avenir d'Electric Guest. La vraie question, c'est comment un groupe très moyen a pu sortir ce petit bijou parfait. Et la réponse est sans aucun doute à chercher du côté de leur producteur, Danger Mouse (de Gorillaz, de Gnarls Barkley, de Broken Bells, etc...).
Affichage des articles dont le libellé est Icona Pop. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Icona Pop. Afficher tous les articles
dimanche 6 janvier 2013
mercredi 19 septembre 2012
Déflagration pop
C'est le morceau qui vous pète littéralement à la gueule. Un morceau pop jouissif, que vous sentez destiné à une longue carrière (même s'il peut vous arriver de vous tromper), qui vous apporte autant de sucres qu'un chewing gum que vous mâchez pour la première fois et à qui, sans doute un jour, vous trouverez la pale saveur d'un chewing gum mâché trop longtemps. Un morceau qui vous donne envie de monter le son et de sauter sur place, les mains en l'air, et l'air béat. Un morceau bête dont on hurle le refrain souvent aussi bête. Un morceau auquel on ne peut pas résister. Je suis tombé sur un de ceux-là hier. Qu'il provienne d'un groupe baptisé Icona Pop est encore mieux ? Quelle meilleure icone pop que celle qui aligne les tubes de cet acabit ?
Mieux encore Icona Pop est un duo suédois. Car s'il est un pays qui s'y connaît en matière de pop music, c'est bien celui-ci et il faudra, un jour, que l'on m'explique pourquoi. Il faudra un jour que moi même j'écrive plus en détail sur la Suède, amour musical débuté au temps d'Abba, au temps précisément où il n'était pas de bon ton d'aimer Abba. Il faudra aussi que je parle de tous ces groupes réévalués avec les années et quand je pense à toutes ces choses sur lesquelles il me faudra revenir, j'en ai le vertige. Icona Pop m'a fait penser aux Ting Tings du premier album (avant qu'ils ne se perdent) enchainant les Great Dj, That's not my name ou Shut up and let me go qui m'avaient procuré le même effet.
Shut Up and Let Me Go - The Ting Tings from Antonio Jasso on Vimeo.
Mais Icona Pop, qui doit sa puissance de frappe à une chanson écrite, composée et produite par d'autres, m'évoque surtout un girls group moderne. Elles sont dans leur époque, elles ont ce truc qui les rend immédiatement irrésistibles, de vraies "it" girls. D'où la nécessité d'en profiter vite tant on sait qu'un jour on l'a (le "it") et qu'un jour, on ne l'a plus. Prenez les Bananarama ; avant de devenir... de devenir quoi au fait ? Bon, disons avant, les Bananarama étaient les filles les plus cool du début des années 80. Et ce, bien avant qu'elle n'aligne les Shy Boy, Cruel Summer et autre Venus. Surtout bien avant. Car si leur pop allait prendre des allures mainstream, on oublie qu'elles venaient de ce qu'on appellerait aujourd'hui l'indie pop. On retrouve même leur nom associé à l'époque à des groupes aussi irréprochables que Monochrome Set ou The Jam, et le fait qu'elles aient été approchées, à l'époque, par Malcolm McLaren, tout auréolé de la gloire qu'il avait acquise pour les Sex Pistols, Adam & The Ants ou Bow Wow Wow, en dit long sur l'attraction que dégageaient ces trois punkettes au tournant des années 70/80. Mais finalement c'est avec Terry Hall, tout droit sorti des Specials pour former les Fun Boy Three, qu'elles firent affaire. D'abord en assurant les choeurs du premier single des Fun Boy Three, It ain't what you do, les Fun Boy Three leur rendant la pareille sur leur premier single à elles, Really saying something, écrit par Terry Hall. On les voit tous dans le clip ; oui, d'accord, les tenues sont ridicules, les maquillages sont ridicules, le clip est ridicule. Maintenant, s'entend. Soit 30 ans plus tard. Revoyons-nous dans 30 ans pour revoir le clip d'Icona Pop.
Mieux encore Icona Pop est un duo suédois. Car s'il est un pays qui s'y connaît en matière de pop music, c'est bien celui-ci et il faudra, un jour, que l'on m'explique pourquoi. Il faudra un jour que moi même j'écrive plus en détail sur la Suède, amour musical débuté au temps d'Abba, au temps précisément où il n'était pas de bon ton d'aimer Abba. Il faudra aussi que je parle de tous ces groupes réévalués avec les années et quand je pense à toutes ces choses sur lesquelles il me faudra revenir, j'en ai le vertige. Icona Pop m'a fait penser aux Ting Tings du premier album (avant qu'ils ne se perdent) enchainant les Great Dj, That's not my name ou Shut up and let me go qui m'avaient procuré le même effet.
Shut Up and Let Me Go - The Ting Tings from Antonio Jasso on Vimeo.
Mais Icona Pop, qui doit sa puissance de frappe à une chanson écrite, composée et produite par d'autres, m'évoque surtout un girls group moderne. Elles sont dans leur époque, elles ont ce truc qui les rend immédiatement irrésistibles, de vraies "it" girls. D'où la nécessité d'en profiter vite tant on sait qu'un jour on l'a (le "it") et qu'un jour, on ne l'a plus. Prenez les Bananarama ; avant de devenir... de devenir quoi au fait ? Bon, disons avant, les Bananarama étaient les filles les plus cool du début des années 80. Et ce, bien avant qu'elle n'aligne les Shy Boy, Cruel Summer et autre Venus. Surtout bien avant. Car si leur pop allait prendre des allures mainstream, on oublie qu'elles venaient de ce qu'on appellerait aujourd'hui l'indie pop. On retrouve même leur nom associé à l'époque à des groupes aussi irréprochables que Monochrome Set ou The Jam, et le fait qu'elles aient été approchées, à l'époque, par Malcolm McLaren, tout auréolé de la gloire qu'il avait acquise pour les Sex Pistols, Adam & The Ants ou Bow Wow Wow, en dit long sur l'attraction que dégageaient ces trois punkettes au tournant des années 70/80. Mais finalement c'est avec Terry Hall, tout droit sorti des Specials pour former les Fun Boy Three, qu'elles firent affaire. D'abord en assurant les choeurs du premier single des Fun Boy Three, It ain't what you do, les Fun Boy Three leur rendant la pareille sur leur premier single à elles, Really saying something, écrit par Terry Hall. On les voit tous dans le clip ; oui, d'accord, les tenues sont ridicules, les maquillages sont ridicules, le clip est ridicule. Maintenant, s'entend. Soit 30 ans plus tard. Revoyons-nous dans 30 ans pour revoir le clip d'Icona Pop.
Inscription à :
Articles (Atom)